vendredi 31 janvier 2014

Arrêt sur image

Des sillons ont creusé l’ambre de ses joues
A la recherche d’autres failles, le temps fait son œuvre
Problème insoluble qui s’inscrit sur le corps tout entier
Année après année
Fascinée par la vie qu’il traverse sans effort apparent
Je cherche un avenir qui m’appartienne
Qui suis-je face à tant de printemps ? ?
Dans la seconde où mon regard se pose

Sur son corps aux multiples empreintes
Apparentes ou secrètes
Je redeviens enfant
Où suis-je ?
Est-il père ou amant ?
Dans le vaste fouillis de nos peurs enfouies
Se fait entendre un dialogue insensé
Le monde est à l’intérieur de nous
Multiple et divisible à souhait….
Comment me livrer à cet instant ?
Quand mon corps est en miettes
Dans ses bras qui m’enserrent
Comment figer l’amour au fil des saisons ?
Coupables de nos confidences et de nos différences
Nous survivons à peine dans l’ineptie du monde
Marécage insondable, fin fond inatteignable
Etre suprême qui nous modèle à notre insu
Bien avant même la mise à nu
Au tout début de notre vie
C’était avant l’avant
Le non-sens absolu

Je flotte dans l’univers
A la recherche d’un tout qui pourrait être moi
Pétrie de bien et de mal
Trimbalant malgré moi des peurs ancestrales

Mais encore avant…
Avant le début de la fin
Avant la fusion de la matière
Avant le tourbillon du monde
Il y avait quoi ?

Je le regarde indécise et fragile
Presque superflue sur un parcours arrivant à son terme
Etrange communion, ultime geste d’amour
Je suis là avec lui
Au bord du précipice qui m’apprendra la fin

septembre 2013


Physalis: du poème à l'objet






Physalis

Faire de ses rêves une pure vérité
Aucun mensonge ni faux-semblant
Juste des vides de temps en temps
Vertiges incontrôlés qui fragmentent nos jours
Et nous déchirent si l’on n’y prend pas garde

Encager mon amour
Et l’immobiliser dans son plus bel aspect
Pouvoir le capturer pour mieux le contempler
Absurdité des sentiments

Le regarder vieillir
L’enjôler à loisir pour mieux le cajoler
Dans la force suprême des années
Qui ne comptent plus vraiment
Fragile beauté du temps qui nous échappe

Le physalis résistera au gel, je le sais
Comme toujours





Reflux

Quelque part tout là-bas septembre est votre ailleurs
Cet ailleurs inconnu où je n’existe pas
Balayée par la réalité de vos nuits
Citadelle imprenable
Portes fermées, grilles dressées
Vous êtes inaccessible et d’autant plus aimé

J’invente vos secrets puisque je ne sais pas
Je deviens une intruse dans cette étrange vie
Dont je n’ai pas les clés
Je suis une adversaire revancharde et rebelle
Dans une partie tronquée
Où les dés sont truqués

Car je reviens sans cesse malgré mes tentatives
A l’endroit même où je vous ai perdu

jeudi 30 janvier 2014

Patience dans l'azur

Je feuillette une à une les pages d’un mystère
Dont les vers s’imaginent dans la fuite du temps
Jeu d’ombre et de lumière
Dans le soir qui s’invite et s’installe

J’anime malgré moi nos intimes pensées
Pour découvrir entre les pages
De multiples trésors sous l’encre du papier

A chaque ligne une aventure
A chaque mot une émotion
A chaque vers une écriture

A chaque point une suspension
Dans la torpeur d’un rêve qui ne finit jamais
J’attends

septembre 2013


Vagabondage

Vague à l’âme dans la bruine du petit matin
Qui nous éloigne d’une saison de lumière
Songe d’été…
Terre rude et sauvage
Où bruissent les cigales et les criquets dorés
A l’ombre trapue des chênes lièges
Quand la chaleur est à son comble
Je crapahute comme une chèvre
Sur la rocaille du sentier
Qui respire le thym sauvage et la sauge bleue
Et dégringole la pente abrupte
Face au mistral qui se réveille
Les cailloux roulent sous mes pieds
Une brindille craque quelque part
Je suis loin d’être seule dans mon jardin d’été
Où la bruine est si rare
Où l’herbe attend toujours la moindre des rosées
Pour pouvoir exister en plein cœur de midi


A mes chers disparus

Lorsque ma page se noircit
D’impressions que je vous destine
Je donne à voir la teneur de mon être
Vous captivant dans la saveur des mots
Au gré des arabesques que j’enjolive à souhait
Et invente pour vous dans le plus grand secret
J’ouvre des portes d’où s’évadent nos mystères
Feuille après feuille, nous découvrons nos caractères
Qui s’attirent et s’opposent sans trop savoir pourquoi
Correspondance errante au carrefour de nos vies

Je suis sur une plage blanche
Où je dépose mes empreintes
Légère et malicieuse, espiègle voyageuse
J’ouvre fenêtre après fenêtre espérant vous trouver
Mais n’y transpire que l’absence
Qui se répète à l’infini dans le miroir de nos vies
Reflet absurde d’un manque qui s’opère
Comment faire ?
Le briser d’un geste querelleur et ravageur
En autant d’éclats que de paroles tues
Qui s’éparpillent aux quatre coins de ma mémoire
Mais je pourrai tout aussi bien le traverser
Rien que pour voir si vous y êtes encore
Vous, mon homme de papier
Qui connaissez mon intime matière
Faite d’encre et de chair

Je disperse mes feuilles
Dans le vent capricieux qui varie nos humeurs
Elles tourbillonnent puis disparaissent
Emportées au gré de notre histoire sans fin
Dans les premiers frissons d’une aurore automnale



Chien et loup


Cinq heures, une nuit qui s’achève
Il y a dans l’air un souffle qui ressemble au matin
Clair- obscur 
Où le cri de la chouette se mêle à celui du pinson
Heure étrange et merveilleuse
De l’entre-deux
Quand le soleil se cherche encore
De quel côté basculera t-il ?
La lumière s’épanouit
Dissipant les étoiles accrochées à la voûte
Comme les derniers lampions d’une fête qui s’achève
Changement de décor
Le jour repeint sa toile au sortir de la nuit
Matin après matin
Magie de la nature renouvelée sans cesse
Aucun ne se ressemble

Et la vie peut reprendre
Comme à l’accoutumée

septembre 2013



Réminiscence

Poussières vagabondes de l’âme qui s’envolent
Je pense à vous un matin de septembre
A l’heure où la terre s’éveille
Sur fond de bleu céleste

La douleur s’estompe peu à peu
Touches diffuses effacées par le temps
Pourtant quelque chose subsiste
Tâche infime au plus profond de moi
Nuance à part, rare et précieuse
Qui fait de vous un tout


Arrière-saison






Voici venir la pluie
Révélant des senteurs
Odeurs de terre mouillée
Qui exhale peu à peu
Des parfums enivrants
Dans le bruit régulier
Des gouttes qui éclatent

Une feuille crisse sous mes pas




septembre 2013

L’odeur du blé coupé


Fin de journée
La chaleur se répand et nous colle à la peau
Odeurs troublantes qui s’imprègnent
Sur la chair amollie
Devenue glaise humide aux senteurs musquées

Effluves parfumées des essences précieuses
D’un été qui s’attarde et nous fait palpiter
Dans la douceur vibrante d’une odeur connue
Qui surgit victorieuse
D’un monde presqu’oublié

Mouvement des paupières qui s’inclinent

Je m’invente une sieste
Du nord je passe au sud
Sans bouger d’un iota
Et le sucre des mûres captive mes narines
D’enfant devenu grand

Je m’amuse à saisir les soupirs de la terre
Imprégnés de lumière
De torpeur et de temps

Bientôt septembre et pourtant …
Le pigeon roucouleur cherche encore sa moitié


septembre 2013


Réveil ...

Voilà l’été qui s’étire changeant la tournure des saisons
Remisant nos angoisses à quel qu’autre avenir
Dans une cage obscure qui ressemble à l’hiver

Ecarter de nos vies ce froid qui nous transperce
Calfeutre nos pensées et gèle nos envies
Dans les sombres nuits froides qui n’en finissent plus

Sous le ciel plombé d’un matin sans nuances
Couleur de l’âme devenue grise
Le cœur s’endolorit

Verrai-je encore un jour le bleu inonder le soleil ?
J’ouvre les yeux
L’hiver est encore loin

septembre 2013

Insomnie

Dans la brillance extrême de mes nuits sans sommeil
J'observe sous les étoiles mes démons et merveilles
Sous la voûte céleste qui nous protège encore
Je traduis mes cauchemars en poèmes volants
Éphémères messages, papillons virevoltants
Magie de l'illusion dont le rêve s'empare


samedi 25 janvier 2014

L'air de rien

L’air de rien, je suis une personne
Petit être vivant parmi tant d’inconnus
Qui s’agitent et palpitent
A la surface spongieuse
D’une planète malmenée
Comment éviter la noyade?

Mais les deux pieds sur terre
Je redeviens quelqu’un
Sur mon île déserte
Unique et multiple à la fois
Aimer devient universel dans le regard de l’autre
Cet inconnu qui me ressemble

Légèreté matinale

Je voyage insouciante dans ma bulle légère
J’y compose des vers aux couleurs arc-en-ciel
Chaque mot que j’écris me libère de vous
Chaque mot que je dis me délivre de tout
Même des incertitudes
Belliqueuses et sournoises
Studieuse impertinente sous ma plus insolente
Je vous fais disparaître ravie, impénitente
J’avais perdu le nord
Obsédée que j’étais à vous vouloir encore
Je pars trouver le sud apaisée et tranquille
Magnifique soleil d’un matin de septembre
Les rayons jouent sur les reflets irisés
De ma bulle précieuse
Variations du regard
Enfin changer de prisme
Il était temps
Bientôt midi
Juste équilibre au milieu de la vie
J’y suis 

Septembre 2013





Début de journée

Fraîcheur bleutée d’un matin qui se révèle au monde
Nouveau soleil, nouveau réveil
Nouvelle envie, je suis en vie
Je respire encore, étonnée d’être là
De sentir sur ma peau des bonheurs à atteindre
Et faire un pied de nez à la mort qui nous guette
Sournoise et indécente
Fascinante et secrète
Faire de chaque jour une vie toute entière
Ne pas sombrer dans la monotonie
Page atone et sans surprise figée à tout jamais
Sans à-coups et sans heurts
Banalité de l’existence
Serait-ce une illusion, serait-ce une invention
De penser que la vie nous refait chaque jour ?
Je veux y croire
Sinon j’aurais trop peur
Trop peur de disparaître dans le fatras du monde
Vaste bordel organisé dans l’univers sans fin
Où chacun s’imagine maîtriser la pendule

Je n’ai jamais porté de montre
Trop peur des aiguilles et du temps
Trop peur d’être engloutie
A force de compter les heures
Battements de cœur qui nous sont imposés
Trop peur d’imaginer
La faucille qui m’attend
Dans un recoin obscur du cadran qui nous bride
Inexorablement

Rompre le rythme, casser les habitudes
Prolonger le soupir et la respiration

J’entame un nouveau chant
Une polyphonie subtile et distrayante

La journée peut commencer

Août 2013

vendredi 24 janvier 2014

Sous mes doigts ta peau


Dans l’ombre de la chambre
Paupières et volets clos
Je parcours imprudente la carte de ton corps
Territoire inconnu, j’y puise tes secrets
Petits trésors de guerre dans les plis de ta chair
La pulpe de mes doigts parcourt des paysages
Je glisse silencieuse sur tes monts et merveilles
Révélant les frissons de ton corps découvert
J’atteins des grands sommets et des vallées perdues
La douceur de ta peau m’embarque à tout jamais
Vers des contrées lointaines encore inexplorées
Je respire ta chaleur, j’y engouffre mon nez
Innocente et rebelle
J’y décèle des parfums, odeurs de l’interdit
Femme aventureuse
Gourmande de tes sens
J’explore caresse après caresse le moindre pli secret
Détenteur de mille et un mystères
Voilà que tu respires et soupires d’extase

Ma peau ne fait plus qu’une avec la tienne

Août 2013


Amours en cage

Trêve attendue et silencieuse
Dans le courant obscur de la vie
Où le flot continu de mes mots
Apaise votre soudaine absence
Consommer la rupture à la triste saveur
La mettre à jour, la mettre à nu
Donner à voir et à entendre
Exprimer sans tabou, sans honte et sans regret
La part de vous qui reste ancrée en moi
Coquillage tenace incrusté au rocher
,
Vous m’avez tant appris, tant lue et tant donné
Dans ce périple incertain semé d’embûches et de mystères
Que j’ai voulu tracer, cachée tout contre vous
Aucune promesse de lendemain
Aucun avenir
Rien
Et la peur s’agrippe au bas du ventre
Créant le vertige près d'un gouffre sans fond
Peur ancestrale de vous perdre à jamais
Votre regard d’acier me le faisait penser
Et vos silences aussi
Transperçant mes prunelles troublées par l’émotion
La vôtre où était-elle ?
Je n’ai jamais trouvé malgré tous mes efforts

Mon cœur devenu pierre, ravagé par les flots
Que va t-il en rester ?
Vague incessante qui vous rappelle à moi
Comment vous oublier ?
Ou comment accepter ce petit bout de vous
Qui s’accroche à ma peau
Meurtrie et fatiguée

A vous
Encore et toujours
Sempiternel refrain
Éternel retour d’une marée capricieuse
Il faudra que j’apprenne d’une manière ou d’une autre
Mais le rocher demeure et sa blessure aussi

Apprendre à vivre avec et verrouiller son âme

Eve Eden au jardin disparu
Août 2013


Errance

Le crayon glisse sur le papier
Eternelle esquisse d’une histoire sans fin
Qui s’imagine au gré de vos silences
Je réinvente à travers vous
Un bonheur fulgurant qui m’a laissée sans voix

Aucune porte de secours

Goutte à goutte je distille mes mots
Réanimant ainsi mon rêve dérisoire
Lettre morte au destinataire absent
Issue fatale de notre amour défunt
Qui s’éparpille dans un fracas soudain

Je compose une suite légère
Correspondance étrange au parcours incertain
Qui se perd dans l’errance d’un discours amoureux

Le temps finira bien par effacer nos traces
Je voudrais bien y croire

Mais la vie nous imprime à jamais
Des idées folles plein la tête et le cœur
Reviendrez-vous un jour ?

Je veux y croire encore

Août 2013


Fin de saison


Dans la douceur de l'été qui s'enfuit
J'ai posé mon regard ailleurs que dans le vôtre
Le temps de me défaire et de me reconstruire
Pensée après pensée
Baiser après baiser
Pour conjurer le sort de vos lèvres absentes
Et changer d'horizon sans fracas ni tourmente
Sur la pointe des pieds j'apprends à oublier
Ce pourquoi je vous ai tant aimé
Août 2013

Le sens de l'éphémère

Balancés dans la tourmente des jours à venir, le temps nous presse et nous agresse. Qui sera le premier dans cette course folle, concurrent de chacun et de tous à la fois ? Nous sommes des relayeurs, adversaires improbables d'une vie qui défile. A chacun de passer son témoin sans provoquer la chute. A chacun de livrer son message sur terre. Le jeu est inégal. L'hécatombe est totale, la vie nous est fatale. Mais il y en a toujours un pour attraper au vol dans un élan suprême, la part qui lui revient.




Correspondance


Lettre d’amour contre billet d’humeur, écrire est devenu tout un art. C’est un déshabillage prudent ou éloquent, des fenêtres qui s’ouvrent, des portes qui se ferment. Des lumières qui s’allument et d’autres qui s’éteignent. Mots avides de promesses. Un jour bientôt… je suis très occupé…oui, oui, je vous rappelle…oui, oui, je lis vos mails. Et les pages s’entassent, livrées à mes pensées. L’écran devient chargé d’une expression rebelle où je refais le monde par faute d’être aimée. Je crie, je pleure, je vitupère. Je tatoue votre absence tout au creux de mon ventre. Je ressasse vos mots quand ils émergent enfin d’une contrée lointaine. Je les dépèce et les dévore, jamais tout à fait rassasiée de cette denrée rare qui s’offre à la lecture. Je recompose et je disperse. Je décortique et reconstruit le puzzle d’une toute autre façon. Vos écrits incertains me troublent au plus haut point. Ils sont bourrés de tout et de rien à la fois. Savoir donner sans se reprendre… Où est ma vérité dans le chassé-croisé où chacun a fini par se perdre.


Reine déchue, muselée et incomplète, j’invente une écriture qui s ‘échappe en cascade.




Couler dans tes yeux ...


Me faire fontaine dans le bleu irisé
Où je voudrais encore plonger
Elan non calculé dans l’été qui s’étiole
Où suis-je dans le vaste univers ?
Dans le grand océan où je me suis jetée ...


Et des milliers de gouttelettes
Eclatent sur le bord de tes cils
Comme autant d’artifices
Amour qui s’invente et se perd
Amour qui se refait sans cesse
Je te grave pensée après pensée
Syllabe après syllabe
Sur mes pages désertes

Rien ne disparaît tout à fait


mardi 21 janvier 2014

Passage

Quelques mots balancés dans la vie
Au hasard des saisons passagères
De simples vers semés au vent
Histoire de se sentir vivant

J'ai déposé mes deux empreintes
Dans l'inconnu d'autres contrées
Je crois que j'ai eu froid
De ne pas vous trouver

Ici ou là mais maintenant

Quelques mots jetés à terre
Pour bousculer nos existences
De simples vers semés à temps

Pour voir passer d'autres saisons
Et faire pousser dans ma mémoire
De l'amour à foison

Toujours, toujours
L'autre est devant qui m'attendra
Toujours, toujours
L'autre est devant, restons vivants.


Apprentissage

Jour après jour, trace après trace
L’existence rétrécit
L’horizon s’amincit
Imprimer sa marque d’une manière ou d’une autre
Courir sur la page blanche, débrider la machine
S’enivrer de l’infime qui s’attarde sur la saveur des mots
Courir à perdre haleine
Et retrouver le temps perdu dans les contrées lointaines
Où j’avais disparu
Parce qu’un jour sans trop savoir pourquoi
J’ai oublié qui j’étais

Ne plus marcher dans vos pas



lundi 20 janvier 2014

Exposition

A corps perdu dans ma folie
Un bout de toi qui me poursuit
Un peu de peau qui s’abandonne
Rêve éphémère que tu jalonnes

Accord perdu dans tes pensées
Les mots défilent sans s’arrêter
Lignes effacées de ma mémoire
J’invente une fin moins dérisoire

A bouche aimée dans mes secrets
J’expurge mes derniers péchés
Je papillonne et j’obtempère
Je démissionne et je te perds

A cœur ouvert dans ton silence
Je n’ai trouvé que ton absence
Lourde et tenace, indifférente
Incontrôlable et lancinante

Oui, c’est à vous que je dis tu
Les rimes s’emmêlent vaincues
A cause de vous je me suis tue
Aujourd’hui, c’est la mise à nu

Août 2013

Traces

Le temps s’étire à perte de vue
Laissant derrière lui
Des lambeaux de souvenirs

C’est comme un rêve inachevé
Après lequel je cours sans cesse
Sans jamais vous atteindre

J’aurais voulu vous dire je t’aime

Cristal

Frisson dans le petit matin transpercé de soleil
La vie nous joue des tours sans qu’on s’en aperçoive
Et le jour qui se lève recèle des mystères
Que je n’ai toujours pas compris
Face au vent, je défie les nuages
Presque invisibles dans le bleu qui s’étend
Jusqu’au bout de vos yeux
Pas une larme des vôtres
Les miens ont bien assez pleuré pour deux
Août 2013



Perplexité matinale


Réveil incontournable dans le petit matin

Qui égrène dés l’aube son chapelet de secondes

En extraire la saveur et l’odeur


Et cesser d’en découdre telle une Pénélope


Dont les doigts sont usés


A force de rêver à l’autre qui n’est plus


Jour et nuit s’entremêlent


Sur l’écheveau d’une vie qui perpétue


Le souvenir du disparu


Au fil du temps qui passe


Nébuleuse mémoire, labyrinthe improbable


Où les pensées s’affolent et se dispersent


En manque d’oxygène, j’ouvre la porte


N’importe laquelle
Août 2013

dimanche 19 janvier 2014

Obsession



A corps perdu dans ma folie
Un bout de toi qui me poursuit
Un peu de peau qui s’abandonne
Rêve éphémère que tu jalonnes 

Accord perdu dans tes pensées
Les mots défilent sans s’arrêter
Lignes effacées de ma mémoire
J’invente une fin moins dérisoire

A bouche aimée dans mes secrets
J’expurge mes derniers péchés
Je papillonne et j’obtempère
Je démissionne et je te perds


A cœur ouvert dans ton silence
Je n’ai trouvé que ton absence
Lourde et tenace, indifférente
Incontrôlable et lancinante

Oui, c’est à vous que je dis tu
Les rimes s’emmêlent vaincues
A cause de vous je me suis tue
Aujourd’hui, c’est la mise à nu









Impressions

Dans la pâleur automnale d'un été avorté, j'ai pensé à vous
Improbable rêve dont je me pare
Relique incertaine où les tabous demeurent

Octobre 2013