samedi 24 mai 2014

Incitation

Je viens à ta rencontre esquivant les averses
Qui déchirent les nuages
Le soleil apparaît dans un coin de mon ciel
Est-il chez toi aussi ?
Je me demande ce que tu fais, ce que tu dis …
Je n’imagine rien,  je crois que je devine
Je pense que je sais
Je le sens, je te suis
C’est plus heureux ainsi
Je mêle nos papiers de chair
Des petits bouts de nous
A peine un début, un désir
Une esquisse
Délicate et sensible
Je voudrais lever les ombres persistantes
Dégager un sens à une histoire
Te faire des ouvertures
Séduisantes, opportunes
T’emporter dans le vif du sujet
Pour connaître et comprendre
Ta part mouvante et différente
Celle où tu rêves

Je suis ton rêve
Je m’appelle Eve
Je te soulève et je t’enlève
Pour un ailleurs

Qui n’existe qu’en nous

mai 2014


Les remous de l'encre

Tôt le matin, j’attrape la lumière
Je distribue quelques œillades
En forme de poèmes
C’est mon hymne à la vie
Ma façon de te dire
Je glisse un mot d’amour 
Au revers de mes rimes
Qui s’arriment à ton corps
Comme à un port d’attache
Je soupèse mon ancre
Avant de la lancer
Dans tes eaux apaisantes
Et profondes

Un dernier doute peut-être
Non… un dernier recul
Pour mieux pouvoir sauter
Et m’offrir corps et âme
A l’homme qui m’attend
Confiant

mai 2014


Nature

J’ai franchi d’autres portes, sauté les barbelés
Pour visiter des jardins enchantés
Les vrais, les mystérieux,
Invisibles au regard
Rebelles au temps qui passe
La nature est si belle 
Dans son simple appareil
Elle invite au silence
Etalant ses offrandes
Généreuse et prospère
Je savoure ses images
Deviens le paysage
Enjambe les fougères
Et les filets d’eau claire
Je brave l’interdit
Dans un bonheur suprême
Je remonte à la source
Celle de mon enfance
Où tout était permis
Dans nos cachotteries
Viens
Il ne manque plus que toi
Pour retrouver le goût
D’une saveur perdue
Viens
Il faut que je te dise
Le plus beau des secrets


mai 2014

Mouvement

J’ai entaillé ma page pour m’éloigner au large
Libre d’un mouvement aussi fort qu’un élan
Amplitude des gestes quand rien ne les arrête
Troublante démesure d'un courant non contraire
J’apprendrai à me taire pour saisir un espace
Infiniment petit dans l’infiniment grand
Continuel éphémère dans nos vies en sursis

Ecoute le temps qu’il fait
Regarde
Tes propres yeux te surprendront
Le temps d’une main caressant l’objectif
D’un déclic en écho à mon rêve
Le temps d’un défi à la vie


mai 2014


Souvenir

Tu grimpais quatre à quatre
Les marches abandonnées
D’un palais inventé
Au plus froid de l’hiver
Tu avais les pieds nus
Je m’en souviens très bien
Le marbre projetait
La courbe de ta plante
Moi j’étais sur ma plage
Je détournais les pages
Aussi sage qu’une image
Je te voyais bondir
Enfiler les étoiles
Sur un collier de paille
Et j’y mettais ma flamme
Attisais mon brasier
Pour que le feu t’atteigne
Et te donne l’envie
D’arriver à la source
Celle qui désaltère

Tu grimpais quatre à quatre
Pour atteindre la fente
Où passait la lumière
Entre deux de mes pierres


mai 2014


Erosion

Je balbutie mon dernier poème
Au rythme de la pluie
J’exprime goutte après goutte
J’écris coûte que coûte
C’est mon histoire
C’est mon présent en devenir
Seconde après seconde
Je compte mes errances
C’est mon parcours depuis toujours
Mon reliquaire au goût du jour
Je parviens, tu t’abstiens
Je reviens, tu détiens
La marge fatidique
Et la borne frustrante
De nos séjours endeuillés avant l'heure
L’univers m’est inaccessible
Là où tu es, mes idées sont criblées
De larges fossés comblés
A l'encre sympathique

A chacun ses limites
La valeur n’attend pas
Le nombre des critiques
Tu peux juger, énoncer
Si tu n’as pas d’arrières
Le temps aura ta peau
Pas d’issue pour tes os
Moi je n’ai qu’une chose
Un vers entre deux proses

Je saisis la matière
J’extrais au compte-goutte
Mon devenir à moi
Qui parfois se confond
Aux soubresauts sans fond
D'une terre en émoi
Où l'amour est lésion


Erosion

mai 2014

J'aime

J’aime par nature et non par aventure
J’aime par élan et non par attitude
Je n’ai pas d’habitude
J’aime par passion et non par illusion
J’aime sans discussion
J’aime par conviction
J’aime en discontinu
Lorsque ta non présence
Se transforme en absence
Eloquente
Mais je reviens toujours
Dans l’espace insensé
Où nos deux corps fébriles
Apprennent à se toucher
Sans déchirer la toile
De nos écrans sensibles
Et la lune immobile
Nous regarde impassible
Hisser de nos deux mains
Un pavillon commun

J’aime

A P.K

mai 2014

Compte à rebours

Je joue à cache-cache
Je suis tête chercheuse
La vraie, la malheureuse
Celle qu’on abandonne
Au beau milieu des bois

Je suis seule et je compte
Paupières closes
Inscrites sur le tronc
Graffitis interdits
Je me transforme en arbre
Silence
Je chiffre et tu déchiffres
Mes nombres et leurs impairs
Lorsque je triche à qui perd gagne
Silence
Aucune ombre, aucun pas
Je dilue ma présence
Au milieu des futaies
J’arrive à cent
C’est l’heure
Je me détends
Bruit d’oiseau dans les feuilles
Je m’inscris dans ton champ
Juste après la clairière
Mais voir n’est pas croquer
Voir, c’est à peine esquisser

Je perds ma vie à te gagner


mai 2014


Aphone

Je m’inscris sur l’envers de la feuille
Je t’écris sur les veines en relief
Je te crie en silence
Des mots sans sève
Et sans saveur
Je transcris tes humeurs
Sur fond de chlorophylle

Parcourir tes papilles

Trouver le goût de menthe
Entre mes deux attentes
Le soleil éclabousse
Un semblant de bonheur
Intérieur
Je suis dedans
Tu te livres et j'aspire
Tes paroles en couleurs
Qui me vont droit au cœur


mai 2014


Océans et rivières

Les rivières ne se remontent pas
Les pages se tournent
Mais ne s’effacent pas
L’existence se descend du début à la fin
Aucun frein
Le ciel nous regarde 
Il nous encourage à dévaler la pente
Les remous nébuleux
Ne sont pas des nuages
Mais le bouillon de notre vie
Qui nous barbouille le cœur
Et les idées aussi
Elles tourbillonnent dans l’écume
Evitant les esquifs
Au gré des jours qui s’amoncellent
Mon tas de sable s’épaissit sur la rive
Les aiguilles de ma vie
Ne changent pas de sens
Et l’horloge du village
Me rappelle d’avancer
Je voudrais qu’elle se taise
Rien à faire
Quelque part, plus loin
Un coq m’exaspère
Je descends le torrent
Toujours un peu plus vite
Mes pensées me dépassent
Elles ont toujours une longueur d’avance
Je laisse aller
La source d’où je viens
N’est plus qu’un rêve ancien
Un jour, c’est sûr
J’irai jusqu’à la mer
Je flotterai les yeux ouverts
Face au bleu de l’été
Le ciel m’engloutira
Je plongerai alors dans l’infinie douceur
D’un sommeil azuré
Sans risque de réveil


mai 2014

Minuit

Mes idées s’évaporent
Dans les ombres embrumées
De mes rêves en jachère
Je me distingue à peine
Sous tes paupières aveugles
Où les larmes ont séché
Scellant à tout jamais
L’indigo de tes yeux

Je déchire mon papier
Comme on crève l’absence
Je détruis mes idées
Pour mieux les disperser
En notes vagabondes
Je ne sais pas chanter
Je ne fais que semer
Pour accorder ma prose
Et déposer ma rose
Au pied de ton enceinte
Où tu tiens porte close

Le silence est immense
Ta tanière est profonde
Mais mes nuits sont sans fin
Je projette mes vers
Sur la face cachée
De ton livre secret
J’habite et j’emménage
Je tourne chaque page
Je déshabille tour à tour
Chacun de tes poèmes
Pour instiller ma sève
Et faire de tes colères
Une chanson d’amour

Mais là, je rêve


mai 2014



Envolée

Midi, 
Je frôle ton zénith 
Et fais vibrer mes ailes
Sur ton cœur enjauni
Par mille envolées d’elle
J’absorbe les effluves 
De ton autre passante
Détonante à minuit
Parvenue au matin
De plaisir en chagrin

Je crispe le moindre de tes dires
Sur des cloisons mobiles
Et puis je me tais
Volontaire et infime
J’ignore chaque secte
Pour rejoindre l’insecte
Solitaire et sans nom
Exclu de sa patrie
En plein cœur de midi

La ruche vrombissante
Accumule l’oubli
Et puis voilà, je suis
Je suis là tout le temps
Je suis et puis j’essuie
Mes humeurs et l’oubli
Je dis et je redis
Loin de tout stratagème

Je t’aime


A P.K

mai 2014






Emotion

Mon intérieur t’appelle, te bisse et te réclame
Il déverse les flots de tant d’idées reçues
Quand ton corps l’accapare
Démonte ses remparts
Pour célébrer un acte
En son cœur impatient
Ma vie frissonne sous tes doigts
Elle en devient sincère
Dans ta fugue légère
Qui accorde nos peaux
Sur fond de volupté
La note bleue s’élance
Dans l’espace infini
Où nos corps s’évaporent
La danse est éternelle
Nos émois s’interpellent
Je clame et je déclame
Toute ta partition

Emotion

  • A P.K

mai 2014



jeudi 15 mai 2014

Papiers peints

Je tapisse mon mur de corps entremêlés
Quand la chair s’offre à moi
Dans ses tendres reflets
Ses courbes ombragées
Et ses secrets soyeux
J’ouvre les yeux
Je te vois t’emparer
Des blancs indélébiles
Y poser ton empreinte
De sourire en étreinte
J’accorde ma lumière
A ta peau sacrilège
Ne rien gâcher du tableau
Ton tout s’empare de moi
Je tourbillonne et je renverse
Les dernières indélicatesses
Qui ont failli me perdre
Un jour, une saison
Celle des mauvais moments
J’ai ravalé l’orage
J’ai rouvert mes peintures
Colmaté mes blessures
Et purifié ma source
Je me colle à ta peau
Pour arpenter le mur
Je sais que tu m’attends
Eternel anonyme
Que je voudrais présent
De printemps en printemps
Mon amour prolifère
Sur ton terrain mystère


mai 2014

Echelons célestes

Là, un nuage sous le bleu de ton voile
Je décoche les oiseaux de passage
Juste au dessus des anges
Je poursuis les archanges
Dans mon grand jeu céleste
Je dégaine mes flèches
De message en message
Le cœur y est
Et mon corps en cascade
Guérit de tous les maux
Là où je suis, le présent n’est plus
C’est l’ailleurs qui m’attend
J’agrandis mon jardin
Pour m’approcher du centre
De ton bel hémisphère
Et j’irai pour t’aimer
Troubler les séraphins
De ton septième ciel


mai 2014

 

dimanche 11 mai 2014

Le rêve d'Eve

Je sors d'un rêve étrange ...
Je reviens éreintée d'un voyage étonnant où mes mots arrivaient en cascade au creux de tes draps blancs. La nuit nous protégeait depuis longtemps déjà. Je vivais mon rêve comme en plein jour. J'imaginais ta peau parcourue de frissons. J'y apposais mes lèvres en toute indiscrétion. J’explorais tes contours, parcourais ta nature, butinais sur ton cœur … J’écrivais sans détours notre roman d’amour.

Dans un geste suprême, j’ai soulevé l’écorce qui abritait ton âme. Et l'arc de mon corps s’est tendu sous ta flèche.

mai 2014 




Nocturne

Aucun matin ne se ressemble
La terre tourne
Et toi tu te détournes.
Je ne méprise rien
Sauf le goût du jour
Quand il devient amer

A chacun ses errances
Croix de bois, croix de fer
Si tu meurs, c’est sûr
Je maudirai l’enfer


mai 2014


De toi à moi, tout en émoi


J’ouvre grand mon jardin
Pour faire un courant d’air
J’aspire à respirer
Au-delà des frontières
Temps humide
Je me demande …
Ciel aussi gris chez toi ?

Chemins et fossés
Taillis et futaies
Buissons et bosquets
Je m’enfonce
Découvre des secrets
Le temps n’est plus le temps
Il devient un détail
Parmi d’autres détails
Je le regarde et il s’arrête
Net

C’est là que je deviens nature
Traverse la forêt
File sur la garenne
Ignore les sentiers
Les plantes odorantes
La rhubarbe enchantée
Pour enfin te montrer
L’océan de blé vert
Au centre de ma terre


Alors ...viens

mai 2014




Déclaration spontanée

A l’écoute… 
Le moindre bruit s’écoule
Goutte à goutte
Cœur au ventre
Tout au centre
De ta juste lumière

mai 2014


Composition

J’inscris le temps qui se dérobe 
Dans un herbier géant
Je défriche et je glane
Les jours qui se défont 
A chaque renouveau
Le sol en est jonché
Confettis odorants
Insectes bourdonnants
Jours de pluie
Fin de vie
C’est ainsi

Mes saisons se bousculent et s’entassent
La vie se tient serrée dans mes compilations
Mes carnets saturés discourent à profusion

Je t’écris des images et colorie mes mots
Pour t’offrir un tableau aux senteurs inédites
Je t’écris un voyage et ravive ton ciel
D’un bleu original qui n’a pas son pareil
Je te sers un présage sur un plateau d’argent
Et libère l’avenir d’un présent à refaire


mai 2014


Rencontre du 3ème type

Les émotions s’imbriquent et se révèlent
A la lumière de nos regards croisés
Nos œillades s’interpellent sur la toile azurée
Je cligne et tu cliques
J’enclenche et tu déclenches
Je penche et tu t’épanches
Le bleu nous appartient
Au-delà des présages
Bons ou mauvais, ils nous dépassent
Quelle importance …
Un ange arrive
Déguisé en nuage
Un geste
Un seul geste suffit
Pour s’offrir le voyage
Dépêche-toi
J’appuie


mai 2014


Faiseur d'images

Fenêtre sur mer, je surfe sur ta vague
Confondant les nuages, le ciel et tes paupières 
J’imprime tous tes bleus pour habiter l’azur
De ton regard intense 
J’ouvre tous tes carnets, reluquant au passage
La beauté de tes gris
Comme un heureux présage
Je plonge dans des tons respirant ma matière
Je m’immisce improbable
Sous tes carrés de rêve
Je m’y vois si souvent
Y arpenter la grève
Que je ne peux soustraire
Mes pensées volubiles
D’un puzzle infini
Qui se crée sous tes pas


mai 2014


Fleur et langage

Dans le jardin d’Eden la palette varie
Saison des ancolies, des folies de l’amour
Après des mois glacés où fleurissait l’absence.
Je suivais la tendance
Je regardais pousser ta part d’indifférence
A travers la fenêtre plombée par la grisaille
Où s’accrochaient un temps mes dernières croyances
Avant de disparaître au détour d’un silence
Asséné chaque jour, sans espoir de recours

Le froid habitait sous mon crâne
Et je n’y pouvais rien
Je ne pouvais qu’attendre que l’hiver se tasse
Et trépasse
Au creux de mes entrailles
Trouver une chaleur, une porte inconnue
Propager un discours, y trouver des réponses
Parcourir attentive, les timides échos
D’un auditeur sensible, voyageur éphémère
Traversant solitaire son époque glaciaire

Il me semble pourtant mais je n’en suis pas sûre
Que nos mots furent un temps
Source de réchauffement
D’une planète en froid avec elle-même
Depuis, j’attends les ancolies
Au fond de mon jardin
Pour afficher enfin les folies de mon cœur
Dans un printemps avide
D’amour en devenir


mai 2014


Sans titre

Le temps s’installe entre deux sentiments
Evidents
Saisir le moment opportun pour se taire
Rien n’est plus beau que le silence
Quand il s’agit d’aimer

mai 2014


Blanche

Blancheur osée des anges
Enrubannant le ciel
De leurs heureux présages
Images surannées
Virginité des sentiments
Dans les froissements subtils
De nos soies endormies
L’amour veille
Sur fond de plumetis
Par la porte entrouverte
Je viens poser ma robe
Blanche
Vestige involontaire
De nos années perdues
Une illusion d’antan
Un esprit qui fabule
Je me glisse dedans

Comme si c’était hier
Je suis dans la lumière
Exposant nos matières
Pour effacer nos guerres


mai 2014


Tic-tac

Il faudrait détraquer nos cadrans et nos montres
Nos chiffres incandescents, nos aiguilles acérées
Qui épluchent une à une, nos plus belles secondes
Au son d’un balancier rythmant notre cadence
Il faudrait réagir, débrider nos présents
Désaxer la machine, ensabler les rouages
Aménager la plage d’un temps sans importance
Changer le calibrage qui crée trop la distance
Il faudrait en finir avec nos exigences
Nos urgences inutiles quand l’univers oscille
Entre deux alternances d’un mode analogique
Boostant nos mécaniques en semant la panique
Il faudrait modifier l’arbre de barillet
Détendre le ressort pour ralentir la course
Et amortir le choc des années qui s’emballent
Provoquant notre perte dans un arrêt fatal

mai 2014


Au-delà du silence

J’ose à peine parler
De peur que tu t’enfuies 
Encore …
Eternel départ sans ligne d’arrivée
Mes mots sont des silences
Des murmures échaudés
Par une trop longue absence
J’ose à peine écouter
Le bruit sourd de tes pas
Qui traînent sous mon crâne
Où réside ton âme
Au plus fort de mes stances
J’ose à peine effleurer
La coulée fluide de ton encre
Sur les charbons ardents
Qui éclairent ma nuit
De peur de la tarir
De peur de te trahir
Par temps de solitude
J’ose à peine bouger
De peur de t’effrayer
Pour ne pas t’enfoncer
Au plus noir de mes nuits
J’ose à peine taper
Mes lettres une à une
De peur de t’écorcher
Sans même l’avoir voulu
Je garde mes distances
Sans rien changer au sens
De mes plus beaux desseins
J’ose à peine souffler
Sur tes braises endormies
Qui enchantent mes nuits
Dans le plus grand secret
Car moi seule connais
Mon invention de toi
Ebauchée en plein cœur
Pour mon plus grand bonheur
J’ose à peine t’écrire
En un mot en un seul
Ce que j’essaie de dire
Sans pouvoir l’avouer
Merci


mai 2014


Bleus d'Eden

Quelques poignées de vers 
Pour répondre aux saisons
Qui chargent mon regard 
De bleus intempestifs 
Tous mes chemins en sont jonchés
Du pâle à l’intensif
Mes horizons sont océans
Ma terre est azurée
Mes rêves étoilés
Nuits de Chine
Clandestines
Couleurs d’encres
Où je trempe ma plume
Pour faillir jaillir la source
Aux mille transparences

Chaque matin naissant
Mes mots sont des rivières

mai 2014