lundi 15 septembre 2014

Pleine lune

Et la lune assoiffée projette encore ses ombres sur le mur éclairé 
Je vibre et je retiens la poudre d'or sur ton œil étoilé
Je disperse mes cendres, mes souvenirs muets
Ils décèdent ailleurs sous un ciel ajouré

La vie est un métier

septembre 2014


mercredi 10 septembre 2014

Fuite nocturne

L'heure s'enfuit

De l'éphémère dans les chaumières
Et des mots chuchotés sous la lampe
La lune est une ampoule au verre dépoli
Qui baigne dans son encre au plus fort de la nuit
Impression tardive dans un halo d’écume
Je hume les embruns par une nuit d’automne
La forêt assombrie crache ses fumeroles
A contre-jour sous l’abat-jour
L’heure passe et le temps fuit

Souvent après minuit


septembre 2014



Entre

Entre le tangible et l’incertain
Entre le vide et le trop plein
Entre l’atout et trois fois rien
Entre le hasard et le destin
Entre deux lignes de la main
Entre deux gares, entre deux trains

Il y a ce toi qui me convient


septembre 2014

 

Intimité

De l’aube émergera une douce quiétude
Je serai dans ton rêve à la faveur du jour
Un songe capiteux chargé de tes nuits blanches
Où flottera gaiement ton désir à la traîne
Je m’en emparerai dans le plus grand secret
Sans fard et sans détour, j’en suivrai les contours
Dénouant gentiment les fils d’une histoire
Où je déclinerai des nouveaux mots d’amour


septembre 2014

 

Les souffleurs

Je suis là, tout près
Juste le temps de te rejoindre
Entre deux mots latents
Un souffle d’air
Une pensée murmurée
Déclaration intime
Presque rêvée
Se laisser aller
Dans le berceau du monde
Chuchotements de l’âme
Frôlement d’ailes
Pluie de pétales dans le ciel
J’effleure un éventail
Entre amour et tendresse
Au cœur d’une paresse
Furtive et délicate
Le temps peut passer
Je reste arrimée à tes mots
Sensibles et pénétrants
Le monde est immobile
La minute incertaine et fugace
Peu m’importe
En ce moment précis
Nous ne faisons plus qu’un


septembre 2014



 

Les senteurs du jardin

J’appose mon prénom au creux de ton oreille
J’inscris mes initiales sur ta page encore vierge
Je suis en ton jardin pour décliner mes vers
Papillons voletant au cœur de nos désirs
Il y a comme un goût de liberté
Une prairie en fleurs sous mes doigts qui sillonnent
Chaque ligne bleutée d’un cahier d’écolier
A chacun sa rentrée
Ton jardin je le nomme, je m’y promène encore
J’y verse ma passion, mes élans d’amoureuse
Je prends la clé des champs pour parcourir enfin
Tes chemins de traverse
Tes sentes intimistes
Je pressens ton parfum, effluves corporelles
Et brise maritime saisissant mes narines
Je te dessine enfin, je trace tes contours
D’une main attendrie et fougueuse à la fois
Je te donne un regard aux couleurs de mon ciel
Une bouche gourmande d’une douceur exquise
Un jour prochain je viendrai découvrir
La saveur de ton fruit dans son plus bel aspect
Arbre de vie sauvage et fier
Planté au beau milieu de ton jardin d’Eden


septembre 2014

 

Focus

A regarder de près
Mon regard s’est mué
En une vague blanche
Sur ta peau écumante
Saveurs entremêlées
Parsemées de frissons
Sable et sel au programme
J’invente des châteaux
Sur ta plage promise
Sous l’œil bleu intense
D’un ciel sans nuage
Je fige mon empreinte
Dans un endroit secret
Entre les grains polis
De ta peau cristalline
J’innove une aventure
Et franchis tes mystères
Comme autant de bonheurs
Semés sur mon chemin
De chair et de sueur
Pour couronner le tout
J’initie en ton centre
Une belle déferlante
Emouvante et puissante
Rien n’est vraiment pareil
Et pourtant …
Mon éternel recommencement
Dans la beauté d’un geste
Sincère


septembre 2014 



Ambiance matinale

La lumière est si belle
Les mots sont inutiles
Atténuer le verbe
Au bord de la fenêtre
Autre langage
Face au soleil
La peau s'éveille
Elle brode gentiment
Ses premières impressions
Et le corps adouci
Raconte son histoire
Dans un silence acquis


septembre 2014 


6h30

Une annonce de bleu dans le ciel
La journée s’accorde en silence
A l’air du temps présent
Un semblant de douceur
Dans le petit matin
Voici septembre et sa traîne estivale
La terre encore tiède se souvient
Du parfum des moissons

Bientôt, des écoliers en grappe
Piétineront le bitume
Affairés
Des cloches et des sonneries
Retentiront un peu partout
Nous signifiant notre heure

Bientôt …
C’est déjà demain
Et j’entends encore
Le bruit des vagues à mon oreille
Tel un coquillage


septembre 2014

 

Ouverture

Entrebâiller la porte pour apercevoir
L'intime et le caché
Le moi non exposé
Suivre un rai de lumière
Sur la pose imparfaite
Tant elle devient humaine
Surprendre le regard
Evadé vers l’ailleurs
Aucun destinataire
Sauf celui qui voit
Dans le rêve de l’autre
As-tu capté le mien ?
As-tu grimpé les marches
De mon septième ciel ?
Sauras-tu pénétrer
Ma cinquième dimension ?
Celle où les mots s’abreuvent
De rires et de passions
Je glisse à ton oreille une déclaration
La première à venir
Sans fard et sans ambages
Je suis sur un nuage
Tes défauts me conviennent
Au centre de mes songes
La porte est grande ouverte
J’accueille tes plaisirs mêlés
A mon désir
De te toucher enfin


août 2014