mardi 22 décembre 2015

Sans titre

J'aimais quand tu disais
Que la vie n'attend pas
Que l'amour est un tout
Qui nous rend plus heureux
Saurais-tu à nouveau
Trouver les mots qu'il faut
Car vois tu aujourd'hui
Plus rien n'est comme avant
Je voudrais écouter
Le velours de ta voix
Rêver entre tes bras
Je voudrais retrouver
La douceur de la soie

novembre 2015


Cortège

Les arbres endeuillés
Défilent devant moi
Recouvrant de leur ombre
La terre dénudée
Tout est sombre en ce jour
Si ce n’est un soleil
Revêtu de son voile
Qui s’incline et regarde
Les peupliers passer


novembre 2015


Tant qu'il est encore temps

Dire des mots d’amour
Ceux que j’ai retenus
Quand j'étais près de toi
Par peur ou par pudeur
Parce qu’on ne dit pas 
Toujours ces choses là
Je corrige l'erreur
Je te parle à présent
Des élans de mon cœur
J'y mets du sentiment
Et beaucoup de douceur
Prononcer des mots tendres
Tant qu'il est encore temps
Donner sans condition
A tort ou à raison
T'exprimer ma passion
Ici et maintenant
Je t'aime et te le dis
Tant qu'il est encore temps


novembre 2015


Etre humain

Je ne te connais pas
Pourtant j’ai eu envie
De te prendre la main
Te serrer contre moi
Dans un élan soudain
Un geste approprié
A l’humeur du moment
Pour oublier un peu
Le triste quotidien
J’ai eu envie d’avoir
Un peu de ton présent
De savoir partager
Quand tout fiche le camp
Eradiquer nos peurs
Rien qu’en te regardant
Trouver la profondeur
Sans faire de serments
J’ai eu envie d’avoir
Un peu de ta personne
Là tout contre mon cœur
Pour apprendre à t’aimer
Quand la haine résonne


novembre 2015


Respirer

Respirer, respirer
Jusqu’à s’en étourdir
Sentir et ressentir
En caressant la fleur
D’un geste délicat 
Pour ne pas la flétrir
Tout paraît si fragile
Tout semble si futile
Mais la fleur est bien là
Menant son fier combat
Sur l’arbre dénudé
Je la vois exister
Malgré les aléas
Respirer, respirer …


novembre 2015


Quelque chose a changé

Quelque chose a changé
Dans le ciel de novembre
Le bleu n’est plus si bleu
L’horizon est bouché
La terre n’est plus si ronde
Parfois je me demande
Dans quelle direction
Nous entraînons le monde
Quelque chose a tremblé
Dans le soleil couchant
Ebranlant à jamais
Nos convictions profondes
Parfois je me demande
Si nous sommes conscients
De la folie du monde


novembre 2015


Vendredi 13

L’amour comme étendard
Pour bannir les frontières
Où s'attise la haine
J’ai eu peur dans le noir
Quand tout s’est dérobé
Quand la mort est venue
S’inviter à mes pieds
La terre s’est écroulée
Tant de sang inutile
De colère stupide
Versés sur nos espoirs
J’ai eu peur dans le noir
Quand la vie a paru
Dérisoire et futile
Une respiration
Ne tenant qu’à un fil
Le néant n’est pas loin
Pour chacun d’entre nous
Quand la haine est partout
Empoisonnant nos rêves
L’amour comme étendard
Pour annoncer la trêve
D’une guerre sans merci
Où es-tu mon ami
Où donc est l’essentiel
Quand la mort nous assène
Sa triste ritournelle
J’ai eu peur dans le noir
Quand j’ai pensé à toi
Et j’attends en silence
D’avoir de tes nouvelles


novembre 2015


Laisser faire

Je laisse faire le temps
Pourvu qu’il soit patient
Qu’il me laisse rêver
Et qu’il me laisse aller
J’apprécie le moment
Pourvu qu’il soit plaisant
Et si nous inventions
Une sorte de jeu
Où nous serions heureux
Pour la moindre raison
Une plage dédiée
Automne comme été
Où nous retrouverions
Le plaisir d’être à deux
Ce serait merveilleux
Si je savais figer
L’heure qui nous unit
Il n’y a rien de mieux
Que d’être dans ton lit
Je laisse faire le temps
Je ne suis pas pressée
J’apprécie le moment
Si tu en fais partie
J’apprécie le présent
Celui que tu dédies
Aux joutes délicieuses
Qui me rendent heureuse
Et je refais ton lit
Pour éclore dedans


novembre 2015


Partage

J’ai le cœur qui grandit
Quand je suis dans tes bras
J’ai l’âme qui frémit
Quand je sens sur ma peau
La pulpe de tes doigts
J’imagine souvent
Les paupières baissées
Que tout peut arriver
Un baiser dans le cou
Une caresse aimée
Un geste de passion
Qui donne le frisson
La chaleur de ton corps
Sur mon corps étendu
Si près de l’abandon
Lors de la mise à nu
Rien ne peut arrêter
Quand tout est dévoilé
La vague d’émotions
Qui nous fait chavirer

novembre 2015


Rayon

Le soleil a fusé
Pour venir s’étaler
Sur les murs de la chambre
C’était en plein novembre
Rouge était la lueur
Que je voyais briller
Tout au fond de tes yeux
C’était comme un brasier
Où j’allais consumer
Mes dernières limites
Pour aller voyager
Sur des tons orangés
Où la lumière s’agrippe
Je n’avais peur de rien
L’ailleurs c’était demain
Pour moi ce qui comptait
C’était le temps présent
Celui que deux amants
Usent à bon escient


novembre 2015


Parfois

Parfois
La vie se joue tout autrement
Un jour si tu le veux
Nous irons nous poser
Sur l’aiguille du temps
Ramasser les années
Que nous n’aurons pas su
Apprécier et goûter
Comme il aurait fallu
Nous irons rechercher
Des sensations perdues
Histoire de retrouver
La beauté disparue
D’un temps qui nous unit
Je saurai écouter
Et je saurai me taire
Quand ta voix parviendra
A rompre le silence
Qui sévit quelquefois
Sur le fragile cours
De nos deux existences


novembre 2015


Hors de portée

Dans la nuit qui s’affaire
Se joue une musique
Au refrain exaltant
Qui ne manque pas d’air
Ni de sous-entendus
Je découvre les notes
Les dièses et les accords
D’une douce quiétude
Qui transgressent alors
Toutes mes habitudes

novembre 2015


Me souvenir de toi

Me souvenir de toi
Quand je n’aurai plus rien
Pour combler le silence
Ni personne à aimer
Pour forger l’avenir
Retrouver ces moments
Où nous savions nous plaire
Être deux sur la terre
Pour conjuguer le temps
Savourer le présent
Me souvenir de toi
Quelles que soient les saisons
Les mouvements de lune
Le trajet du soleil
Bien sûr c’est dérisoire
Rien n’est jamais pareil
Me souvenir de toi
Pour ne pas oublier
Ce qu’était la passion
La vie, la déraison
Parcourir une à une
Les traces délaissées
D’un pan de notre histoire
Accrocher un sourire
Comme un regain d’espoir
Et puis me souvenir
Me souvenir de toi


novembre 2015


Confiance

Cet avenir qui nous rassemble
Sous le ciel accordé
Un air de liberté
Sur nos mots échangés
Une tendresse inexpliquée
Et la vague du temps
Qui nous emporte au loin
Il y a des enfants
Des rires plein les champs
Des envies de demain
Des baisers qui se cherchent
Des peaux qui se retrouvent
Je suis sur le chemin
Sous un azur clément
Je regarde l’oiseau
Pénétrer le soleil
Et j'attrape ta main
Pour ne plus la lâcher
Toi seul sais m’empêcher
D’aller brûler mes ailes


novembre 2015


Instant béni

Une douceur qui s’éternise
Sous la lumière particulière
D’un automne enchanteur
Comme si le temps nous accordait
Des heures supplémentaires
Pour jouir de l’existence
Ralentir la cadence
Paillettes d’or
Dans tes cheveux
Quand un soleil rasant
Vient inonder les champs
Et dans l’eau de l’étang
La profondeur du bleu
Où baigne ton regard
Tu sais je te le dis
Profitons de la vie
Il n’est jamais trop tard


novembre 2015


Nocturne

Lorsque la nuit s’épanche
Derrière mes paupières
Je distingue des ombres
Qui viennent habiter
Mes rêves en chantier
Elles chuchotent et s’invitent
Se donnent en silence
Des rendez-vous secrets
S’inventent des histoires
Qui n’existeraient pas
Dans la réalité
C’est ainsi que varie
La vérité des choses
Chaque nuit s’improvise
A l’envers d’une prose
Où rien n’est impossible
L’incertaine rencontre
Devient enfin crédible
Sous mes paupières closes


novembre 2015


Je n'ai que la vie ...

Je n’ai que la vie pour te dire
Je n’ai que les mots pour t’écrire
Mon sexe pour t’offrir
Un monde parallèle
Dans lequel nous faisons
Surgir nos intentions
La tige se fait dense
Ta corne d’abondance
Evacue ses mystères
Au milieu de ma sphère
Et la sève s’écoule
Créant une incidence
Sous la chair épanouie
Tu voudrais que j’oublie ?
Tu le voudrais vraiment ?
Oublier le printemps
Qui jaillissait en moi
Comme un bouquet de roses
Comme le lilas blanc
Oublier ce bijou
Que tu as déposé
Serti de tes pensées
Mais comment le pourrais-je ?
Je regarde exister
L’insecte à points nommés
Il ne demande rien
Il va vers son destin
Je n’ai que la vie pour t’aimer

novembre 2015


lundi 21 décembre 2015

Le fruit défendu

Décroche-la
Une bonne fois pour toutes
Savoure-la
Et qu’elle ôte tes doutes
Car l’hiver n’attend pas
Prends-la entre tes doigts
Lisse-la de ta main
Invente ton destin
Je serai là toujours
A discerner en toi
Tes penchants pour l’amour
L’arbre refleurira
D’un pépin je ferai
Vivre ton quotidien
Rien ne nous appartient
Rien ne peut définir
Ce que sera demain
Mais la pomme était là
Et dedans ton parfum

novembre 2015


J'ai attendu

Tu sais j’ai attendu
De sentir sur mes lèvres
Le goût de l’absolu
Pour me livrer à toi
Je m’étais revêtue
Des meilleures intentions
L’automne paradait
Dans son habit de feu
La vie s’illuminait
J’en avais plein les yeux
Tu sais j’ai attendu
De pouvoir déplacer
Les murs de nos frontières
Pour savoir te trouver
A l’endroit où je suis
L’automne rutilait
La terre était en flammes
Je n’avais qu’une envie
Me donner corps et âme
Tu sais j’ai attendu
Jusqu’à briser mon rêve
Comme un verre que l’on casse
La coupe était si pleine
La passion si soudaine
Le temps n’a pas voulu
Epargner nos amours
Tu sais j’ai attendu
J’ai attendu sans fin
Car vois-tu je crois bien
Que je t’attends toujours


novembre 2015


Je suis

Je suis
La douceur du matin
Sur une aube nouvelle
Quand l’oiseau disparaît
En un mouvement d’ailes
Je suis
La rosée scintillante
Qui s’accroche à la fleur
Refermée sur son cœur
Quand la vie apparaît
Dans chaque gouttelette
Je suis
La feuille tournoyante
Légère et vaporeuse
Qui danse et virevolte
Quand la brise avenante
Animent les grands arbres
Abreuvés de lumière
Je suis
Le petit grain de terre
Où s’abrite la vie
Quand la nature grandit
Dans le plus grand secret
Chuchotant ses mystères
D’hier à aujourd’hui
Je suis


novembre 2015


Végétale

Tout contre ton écorce
Je deviens végétale
Je sens glisser en moi
La chaleur de ta sève
Je mêle avec ardeur
Ton odeur à la mienne
Je cherche et je parviens
A capturer enfin
Le goût de ta présence
Où je sens palpiter
La vie en abondance
Ecorce contre peau
Nous ne formons plus qu'un
Mes pieds sont ta racine
Et mes bras sont des branches
Qui vont vers le soleil
S'abreuver de lumière


novembre 2015


Il n'y aura que toi

Il n’y aura que toi
Pour aimer les saisons
Telles que je les vois
Il n’y aura que toi
Pour donner à ma vie
Un semblant d’horizon
Il n’y aura que toi
Pour découdre le temps
Résoudre le présent
Offrir à ma raison
Une autre direction
Il n’y aura que toi
Pour pallier aux tourments
Qui viennent sans façon
Etourdir mes tympans
Faire de mes sentiments
Une carte du tendre
Où j’aurai dessiné
Des plages pour t’attendre
Il n’y aura que toi
Pour écrire l’essentiel
Tel que je l’imagine
Il n’y aura que toi
Pour donner à ma vie
Le goût de la passion
Le piment et le sel
En guise de cadeau
Et le sucre parfois
Pour adoucir les maux


novembre 2015


Inspiration

Pluie de feuilles
A travers mon regard
Papillons scintillants
Comme autant de poèmes
Inventés dans le vent
Et le mot virevolte
Trouve de la hauteur
Entre deux sentiments
Deux impressions livrées
Au monde qui se crée
Tandis que je respire
Sur la planète bleue
La vie dans un soupir
Le ciel mon océan
Distille mes élans
Qui se font une place
Dans l’air environnant
La feuille me transporte

Tout là-bas
Au-dessus des nuages
Où je vois passer l’ange
Celui qui sait donner
A chacun de mes mots
Un sens
Une vraie consistance
Dans le ciel embleui
Un message, un sourire
La volonté de dire
La sensation d'écrire
Et d'entendre vibrer
La voix d’une espérance


novembre 2015


Brume

Le jour me raconte une histoire
Où la brume se traîne
Blanc midi où le soleil pâlit
L’automne adoucit le regard
Ton ombre devient floue
Tout au bout du chemin
Mais je te vois encore
Arpenter le décor
Silhouette mouvante
Une image émouvante
Qui passe et qui repasse
Je te suis à la trace
J’invente des repères
Pour ne pas m’égarer
Dans des forêts sans fond
Je marche à la lisière
D’un amour interdit
C’est le ciel qui le dit
Je le sais, à quoi bon
Quand la brume envahit
Le moindre des secrets
Que l’arbre disparaît
Et ton ombre avec lui


novembre 2015



Flamboyance

Le feu de la passion
Envahit la nature
Les jours ont la couleur
Qui convient à mon cœur
J’amasse des trésors
Au fur et à mesure
J’entretiens mon ardeur
Eclaire chaque chose
Et donne de la vie
Où mon regard se pose
Peu importe la mise
Peu importent les heures
Le temps n’a pas de prise
L’hiver peut arriver
Je l’attends d’un bon pied
Car ce sera toujours
La saison de l’amour


novembre 2015



Petite mort

L’été s’en est allé
Les couleurs ont changé
Mais le bleu se rappelle
A notre souvenir
Le ciel a la beauté
D’une mer enchantée
Où scintillent les feuilles
Aux teintes mordorées
Retenir la douceur
Traîner encore un peu
Pour le plaisir des yeux
Et sentir la chaleur
Pénétrer jusqu’au cœur
L’été s’en est allé
Emportant avec lui
Quelque chose de nous
Un rien, une broutille
Dans la valse du temps
Un peu plus, un peu moins
Est-ce bien important …

novembre 2015


Encore un jour



Encore un jour
Encore le soleil
Pour éclairer la toile
Encore un souffle
Qui soulève mon cœur
Quand le chant matinal
D’un oiseau haut perché
S’élance vers le ciel
Encore la vie
Encore le temps
De définir
Ce que sera demain

octobre 2015


Le don de soi

S'offrir sans partage
Pour l'élan qui se crée
Dans le dessin d'un geste
Dans la beauté d'un trait
Son éloquence
Sa pureté dans l'indécence
Son impudeur
Son imprudence ...


octobre 2015



Rêverie

Vois-tu j’ai de la peine
Quand les nuages passent
Et jamais ne reviennent
Un avion disparaît
Où va-t-il je ne sais
Gagner son paradis
S'effacer à jamais
De la toile embleuie
Lorsque j’étais enfant
Je les voyais parfois
S’élever dans le ciel
C’était il y a longtemps
Et je les entendais
Franchir le mur du son
Mon oreille vibrait
J’en avais des frissons
Je rêvais d’être loin
Couchée sur le gazon


octobre 2015


Nature morte

La feuille
Comme une lettre morte
Se détache de tout
Pour dériver
Dans les eaux de l’étang
Elle se fiche à présent
De la pluie et du vent
Son voyage est ailleurs
Et l’arbre enraciné
A jamais sur le sol
La regarde passer
Emportant avec elle
Le printemps et l’été
A présent se dit-il
Il me faut exister
Fragile et desséché
En retenant ma sève
Résister à l’hiver
Malgré les aléas
Nudité de ma terre
Vivre et revoir en rêve
Ne serait-ce qu’un instant
Ce que fut ma jeunesse
Pour ne pas succomber
Empêcher la détresse
De venir s’installer
Sentir et ressentir
Encore et maintenant
Regarder sans bouger
Une fleur se poser
Comme un papillon blanc
Sur le bout de mes branches
Respirer son parfum
Dans la douceur de l’air
D’un printemps retrouvé


octobre 2015


Pas grand chose

Pas grand-chose
Une larme
Où miroite l’automne
La lumière d’un matin
Pénétré par la pluie
Le temps est au chagrin
Et la mousse verdit
Pour gagner du terrain
Sur le sol où s’émeut
La feuille abandonnée
D’un hêtre dénudé
Pas grand-chose
Un frisson
Où s’immerge la vie
Sous un ciel embrumé
Grisé par les nuages
Déversant leur trop plein
Sur le buisson ardent
De mes rouges passions
Dont je tairai le nom
Pour ne pas déflorer
Le plus doux des secrets
Pas grand-chose
Un regard
Sur le monde en suspens
La minute qui dure
La goutte qui s’étire
Avant de se répandre
Sur un vieux souvenir
Détaché du présent
Où rien ne me retient
Si ce n’est la beauté
D’un instant partagé
D’un discours silencieux
Au fond de mon jardin
Pas grand-chose
Une larme
Où miroite l’automne
La lumière d’un matin
Pénétré par la pluie
Je retiens mon chagrin


octobre 2015


Rendez-vous

Innombrables pensées
Qui trônent dans mes rêves
Aucun répit, aucune trêve
Car chaque nuit est un défi
Au temps qui passe
Et désunit
Je réinvente alors
Le roman de la vie
Chapitre après chapitre
J’élabore l’insensé
Dans un monde secret
Dont moi seule ai la clé
J’évolue en silence
Aucun son, aucun bruit
Ne troublent ma présence
Je ne veux surtout pas
Réveiller dans le noir
Les démons inquiétants
Qui hantent quelquefois
Mes songes enfiévrés
Ne garder que le beau
Le sensible et le doux
Te donner rendez-vous
Dans mon rêve à minuit
Te faire venir à moi
Rien qu’en ouvrant les bras


octobre 2015


Détail

Dans l’existence
Chaque être aura 
Un jour où l’autre
Son importance
Crois en ma foi
Mon expérience
Un jour où l’autre
Il sera temps
Croiser ton champ
Ta trajectoire
Un regard me suffit
Pour naître dans ta vie


octobre 2015




Sous l'apprence

Sous l’apparence 
Une autre dimension
Où palpitent dans l’ombre
Des secrets bien gardés
Des mots, des confidences
Que l’on garde pour soi
Dans un endroit à part
Derrière le voile épais
De notre intimité
Sous l’apparence
Saisir ce quelque chose
Qui fait la différence
Une autre perspective
Derrière le mur de chair
Où siègent nos idées
Je clos mon univers
Et ne te dirai pas
Ce qui me tient à cœur
Je le garde pour moi
Mon unique trésor
Entouré de mystère
Mon voyage hors du temps
Ma pensée singulière


octobre 2015