jeudi 26 février 2015

Oser l'imprévisible

Tant de beauté en nous
Tant de doutes
Et tant de certitudes
Nous sommes tous
Entre la vie et la mort
Fulgurance
Monde de l’incertain
Particule
Je dis, je gesticule
Demain est fait de rien
J'invente avant la pause
Je crée et je me pose
Dans le discours sans fin
Imposé par ma loi
La loi du tout venant
Et je prends mon élan

janvier 2015


Echange

Et le vent continuait de souffler
Sur nos idées ratées
Nos semblants d'idéaux
Rafale après rafale
Pour éviter le pire
Et croire en l'avenir
J'ai déchargé mon âme
Au fond de ton regard

janvier 2015




Avant

Nous avions entre nous
Quelque chose de sensible
Quelque chose de sincère
Dans l'espace éphémère
Qui nous était offert
Et me voilà
Au beau milieu des draps
Incertaine
Tâche sombre sur le papier
Prête à me dissoudre
Dans l'ambiance du jour


janvier 2015


Communion

Soudain une échappée
Une folle espérance
Dans l’heure matinale
Une envolée de bleu
A portée des nuages
Tel un heureux présage
Signe céleste
D’un avenir plus clair
A travers le fatras
De nos sombres idées
Lambeaux de ciel
Aux couleurs de beau temps
Renaissance
Bientôt les doutes feront place
A de belles certitudes
Vaincre nos solitudes
Dans la foule anonyme
Trouver nos ressemblances
Nos plus belles alliances
Pour avancer ensemble
Et tenir nos promesses

janvier 2015


Sans titre

Transparence du monde
Dehors et en dedans
Tête hors de l'eau
Jambes flottantes
Mon corps est une étoile
Du ciel à l'océan


janvier 2015


Souvenance

Traces de bleu sur ton passage
C'était l'été
Je contais des histoires
J'imaginais ta porte
Au milieu d'un jardin
Accueillant tes pensées
L'abeille bourdonnait
Dans le tilleul en fleurs
Fraîcheur de la pierre
Sous la plante des pieds
Douceur du temps retrouvé
Marqué à tout jamais
Sur la ligne de vie
Empreinte de mes mots
Traversant les frontières
Ode à l'amour
Par dessus tout
Regardes ce qu'il me reste
Vois ce que je contiens
Les meilleurs souvenirs
Sont encore à écrire

janvier 2015


Urgence

Viens donc mon impatience
Tu tapes sous mes tempes
Viens envahir le temps
Que je passe à attendre
Le mouvement de vie
Qui me fera comprendre
Que tout est important


janvier 2015


Campagne

Il est des temps nouveaux
Des horizons lavés
S'étirant à perte de vue
Nos âmes endeuillées
Continuent de fleurir
Comme des fleurs sauvages
Sur le bord du chemin
Cortège de pensées
De tristesse en tout genre
Mais il faut avancer
Préparer les semences
L'avenir n'attend pas
Il est d'autres printemps
Germeront nos idées
Pousseront nos élans
Rêves de liberté
Expression de nos vies
Une chance à saisir
Nous irons
Comme des gosses insolents
Marchant
Toujours devant


janvier 2015


Charlie

C’est encore frais dans nos mémoires
Encore brûlant dans nos entrailles
Suivre sans s’arrêter
Le cortège de nos désillusions
Une odeur de mort plane
Un goût de sang au bord des lèvres
Les esprits chavirent jusqu’à la nausée
Débordements inévitables
L’émotion se déverse
En flots ininterrompus
Masse humaine endeuillée
Sans savoir ni comprendre
Toujours vraiment pourquoi
Désunion dans l’union
Illusion
Prestidigitation
Je creuse au bord du gouffre
Pour ne pas y tomber
Tandis que d’autres
Amusent la galerie
En jouant de sacrés tours
Les pas martèlent le bitume
Dans l’hiver explosé
Tombent les fruits de notre ouvrage
Pourris de prétention
De mauvaises raisons
Formant un amalgame
Conséquences indigestes
De nos actes éhontés
Bourrés de confusions
Obscures intentions
Je ne te connais pas
Et marche près de toi
Sans savoir qui je suis
Ni ce que tu fais là

janvier 2015


Je

Ne jamais être à court d'idées
Composer avec mes humeurs
Tirer le fil de mes pensées
Me dévider de l'intérieur
Pour entrevoir des vérités
Autres couleurs, autres saveurs
Étaler mes nuances
Exposer mes tendances
Livrer mes apparences
Oser la différence

janvier 2015


Discours amoureux

Seuls les oiseaux sauraient
Rejoindre nos deux rives
En un mouvement d'ailes
Nos ciels s'opposent
Brouillard contre lumière
Chaleur contre froideur
Virer à l'équateur
Pour trouver la douceur
Une envolée sauvage
Un moment de partage
Sur mon tableau d'hiver
Flocons de neige
Dans mon regard humide
Et je comble le vide
T'attendre
Accroupie sur la berge

janvier 2015


Saison froide

Sauter les deux pieds dans la flaque
Troubler le paysage
Rides du ciel, arbres mouvants
Changer le temps qu’il fait
Inventer la saison 
A l’ombre des feuillages
Et dans le froid tenace
Fait de gel et de glace
Je vois le temps glisser
J'imagine l'été


janvier 2015


Marine

Parce qu'un regard en dit long
Je me suis tue
Pour déverser dans le silence
Des flots de confidences
Celles qu'on chuchote
Tout au creux de l'oreille
Devenue coquillage
Et le bruit de la mer
Se mêle au vent qui passe
Ecoute
La mélodie d'un chant
Dont la voix se confond
Au souffle de la vie
Mon regard te le dit


janvier 2015


Janvier

Jardin d'hiver sous le ciel de janvier
L'avion glisse dans le bleu accordé
Les oiseaux piaillent et s'agitent
Au milieu du seringat
Couleurs vives ça et là
Physalis et pervenche
Dans la nudité boisée
Des arbres en sommeil
Hier était un commencement
Hier avait le goût du renouveau
L'avion passe
Si haut qu'il ne fait aucun bruit
Soleil dans les feuillages
Se laisser éblouir
Clignement du regard
Lumière dans le cèdre apaisant
L'heure s'incline
Un fin trait blanc dans le ciel
Un signe
Sur l'immense tableau de la vie


janvier 2015


Patience dans l'azur

Trouver dans l'azur la marque du temps qui passe
Le jour se lève et tout s'efface
Le monde tourne sans s'arrêter
Se perdre à tout jamais dans les nuages
Pour inventer d'autres voyages
A l'aube d'une année où tout devient possible
Modeler le tangible, dévoiler l'invisible
Le doux et le sensible
Le je le tu
Le nous qui nous assemble
Entre présent et avenir
Nous franchirons ensemble
Le seuil de nos attentes
Patience ...

janvier 2015


Le goût de l'aventure

Echapper au destin qui nous force la main
Faire et défaire sans hésiter
Le temps comme un ouvrage
S’écarter du chemin
Celui qu’on se choisit
Où qu’on ne choisit pas
Emprunter d’autres voies
Lignes secrètes et indirectes
Mon trait n’est jamais droit
Ma feuille est imparfaite
Mes mots sont de guingois
Je fuis les parallèles
Et les angles pointus
Je préfère l’impromptu
L’improbable
Le méconnaissable
Je fais des expériences
Des bonnes et des mauvaises
Mais ma pensée avance
Et devient singulière
J’ai quitté l’évidence
Pour aborder l’inattendu
Le beau, le surprenant
Découverte étonnante
Emouvante aventure
Sur le fil d’une histoire
Qui s’invente et se vit
Au fur et à mesure


décembre 2014


Féminin

Laisser entrevoir une part de mystère
Vagues contours dans la lumière
S’inventer dans l’espace
De dos ou bien de face
Dévoiler ses arrières
Afficher la matière
Saisir ce quelque chose
Inventer une pose
Trouver dans l’attitude
Une féminitude


décembre 2014


Océan

Voyage en solitaire 
Et vague sans retour
Quand la berge s’éloigne
Et que le vent se lève
Je tire sur la voile
Et mets le cap au sud
Je pars, je déménage
Change de latitude
Débarrassée enfin
Des tristes habitudes
Aucun regret, aucune peur
Je rejoins le grand large
Sous l’ombre silencieuse
Des oiseaux de passage
Illusion d’un bonheur
Dans le souffle léger
Où naviguent mes rêves
J’invente et j’imagine
Ecume bouillonnante
Et idées foisonnantes
Je déverse mes mots
Dans le sillage blanc
De mes lignes tracées
Aux couleurs d’océan


décembre 2014


Aérienne

Succomber un moment
Au temps qui nous rapproche 
Annoncer la couleur
Le dire avec des fleurs
Des brassées de nuages
A la douceur sauvage
Et des envolées d'ailes
Effleurant le soleil
Tendre la main
Pour attraper le ciel
Je suis plume et pétale
Au bord de tes paupières
Je passe et je m'installe
Tout juste à la frontière
De ce qui nous sépare


décembre 2014


Sans titre












                                                                            décembre 2014

Trace

Je ne serais qu'un songe
Sempiternelle ébauche
Devenir une éponge
Transpirant à tout va
Regardes et lis
Relis encore
Sur ta ligne de vie
Je suis


décembre 2014



Soleil noir

Je lis des textes sombres
Qui attentent à la vie
Je ne serais qu'une ombre
Si j'écoutais les dires
Aux fins fonds emmêlés
Dans l'osier d'un panier
Donne et je te reprendrai

décembre 2014


Soleil rouge

Je lis des romans noirs
Du matin jusqu'au soir
Ici et maintenant
Le soleil est ardent
D'une ardeur provocante
Sur ta prose entêtante


décembre 2014


Fugitif

Le miroir est si grand
Que parfois je m’y perds
Je cherche les recoins
Dans le biseau du verre
Le détail incertain
Le reflet perpétuel
La face bienveillante
Le modèle éternel
Le regard attentif
Et l’oreille aux aguets
Je saisis l’impossible
Je vise une impression
Un bout de sensation
Perceptible mouvance
Du tain que je traverse


décembre 2014


Rails

Entre départs et arrivées
Il y a des vies qui s’entrecroisent
Des baisers échangés sur le quai d’une gare
Des souffles partagés pour ne pas oublier
Des serrements de mains
Des corps à corps, des regards de noyés
Sous les mots des promesses
Des attentions particulières
Des bras qui se raccrochent
Pour ne pas s’égarer
Entre départs et arrivées
Il y a des vies qui se séparent
Des petits drames qui se jouent
Des au-revoir qui se préparent
Des poignets qui s’agrippent
Ne pas avoir à se quitter trop vite
Il y a des mains qui s’agitent
Encore un peu, encore une fois
Et puis des larmes qui jaillissent
Le front contre la vitre
C’est l’abandon, un vide incomparable
Les silhouettes s’amenuisent
Là-bas au bout du quai
Figurines de plomb
Dans le soleil couchant
Tristesse du moment
Le paysage file
Les souvenirs défilent
Les corps s’éloignent
Les mots viennent trop tard
Toujours trop tard
La nuit absorbe les derniers espoirs
Bientôt la campagne déserte
Ne sera plus qu’un écran noir


décembre 2014


La nuit et ses méandres

Temps chagrin et idées sinueuses
Les espoirs diminuent
Dans la nuit charbonneuse
Entre toi et moi
L’écart se creuse
Je floute mes contours
J’atténue mes frontières
Pour ne plus distinguer
Le temps qui nous sépare
Quelqu’un sur le départ
Mais non ce n’est pas moi
Clouée au bon endroit
Comme toujours
Souvenirs en pagaille
Qui volent autour de nous
Et l’amour en otage
Mon unique langage
A chacun son bagage
C’est vrai, il se fait tard
Je comble le fossé
Pour ne rien sacrifier
Des ententes passées
Je penche du bon côté
Pour redonner du sens
Et parer à l’absence
Puis j’ancre mes racines
Là où je t’ai trouvé

décembre 2014


Amour

Abandon de soi dans les idées de l'autre
Je traverse ton front en bannissant les faux-semblants
A bas les apparences
Les vagues circonstances
Je m'inscris pas à pas dans tes rides rebelles
Allumant ton regard, celui des plus beaux jours
Amour
Fragile amour qui se frotte au temps qui passe
Caresse de velours
Je glisse
Et puis je lâche prise
Femme fredaine au fond de ta mémoire
Je m'immerge
Te submerge
Comme une vague folle au sourire éclatant
Dans l'écume poivrée où s'accroche le sel
De nos tendresses emmêlées
Sueur contre sueur
Douceur incomparable
Élixir prometteur
Je redouble d'ardeur
Sous ton front attrayant
Où circule mon sang
J'aime me souvenir de toi
J'aime me dire que tu es là
Narguant mon avenir
Pour en faire un présent
Chatoyant


décembre 2014


Froidure

L’hiver suinte de partout
Le jour est occulté
Par l’épais rideau blanc
D’un brouillard persistant
A tailler au couteau
Étrange perception
D’une vie en sourdine
Où la forêt frissonne
Imbibée de tristesse
Et la chair lui répond en écho

décembre 2014


jeudi 19 février 2015

Le temps du souvenir

Noircir la page d’une manière ou d’une autre
Ciel d’orage et nuit d’encre
Les volets claquent
Les métaphores s’envolent
Les pensées affluent
Dans le fouillis des mots
Comme une déferlante
Tempête sous le crâne
Un profond vague à l’âme
Le temps souffle
Et balaie le présent
Qui s’abandonne vaincu
Au vent houleux de la mémoire

Ainsi naissent les souvenirs

décembre 2014

 

Mauvais temps

Réchauffer l’hiver, effacer les chagrins
Amplifiés par les nuits interminables
Sous la lumière diffuse d’une lampe
Un peu de jour au beau milieu des rêves
Les couleurs changent et le plafond varie
Ombres et flammèches s’animent sur le mur
Ne plus sentir le froid
Ni le soleil qui fait défaut
Les frissons apaisés
La peau prend mille teintes
A la douceur inhabituelle
Changement perpétuel
Du temps qui se détache
Sur le grain velouté d’un corps en perdition
Un jour de mauvais temps
Quand la pluie refroidit le moindre sentiment
Et que le vent balaie le fond de la mémoire


décembre 2014 


Ecriture

La terre a frissonné aux abords de la nuit
Le bleu a disparu, la lumière s'est enfuie
Empreinte mauve dans le ciel
Encre violette sur la page
Le corps exprime enfin ce qu'il avait à dire
Qui sera là pour lire, parcourir, envahir
Les tendres arabesques
Traces de chair sur le papier
Lambeaux de lettres au parfum oublié
Le temps se déchiquette
La nuit aspire les dernières illusions
Sentiments dérisoires
Mots tracés sur le fil d'un langage
A part
Attendre tôt ou tard un signe du destin
Quand il n'y aura plus rien à faire


décembre 2014 


Ondulations

Le corps s'étire avant de s'enrouler
Autour des rêves en suspension
Enracinée au sol, la liane prolifère
S'adapte à l'atmosphère
Manège des saisons
Nudité du moment
Les matières se cajolent
Apprennent à se connaître
Dans l'air du temps qui passe
Fugace farandole
Mais la liane s'attarde, invente des volutes
Et le corps s'en empare
Pour créer des figures autour du bois vivant
Dont la sève avenante imprègne les vaisseaux
Le soleil est au beau, les bras sont des rameaux
Tournés vers la lumière
Dans l'hiver éphémère


décembre 2014 


Cristal

Soleil d’hiver, premières gelées
Dans la campagne abandonnée
Effet miroir sur les rayons de glace
Flaques givrées, herbe transie
Et le froid m’envahit
La lumière m’éblouit
Tandis que l'astre éblouissant
Aux mille éclats de verre
S’élève sur fond de bleu
Dans l'azur cristallin


décembre 2014

 

Sans titre

Faire entrer la forêt dans l'antre familière
Sous l'écorce asséchée circule encore la sève
Et le plafond boisé prend des allures de ciel
J'élève mes sarments pour saisir ton regard
Dans l'embrasure du monde où rien n'est un hasard

décembre 2014

Bleu

Je vise un moment hors du temps
Les yeux fermés, le nez au vent
J’avale la lumière, me détache de l’ombre
Qui me colle à la peau comme un double de moi
Je défais un à un les souvenirs obscurs
Qui ne sont pas les miens
J’avance sans entraves, esquive les travers
La lumière pleut sur mes paupières
Je la reçois comme une offrande
Un renouveau tant attendu
Où la vie se faufile, légère et insouciante
Délestée de ses poids inutiles
Ceux qui dérangent et fragilisent
Je cours à perdre haleine loin des sentiers battus
Je tourbillonne et je m’envole
Aussi légère qu’une feuille bercée par l’automne
Carré de bleu au fond des yeux
Je m’abandonne


décembre 2014

 

Cassure

Mes oreilles ont sifflé
J’ai entendu passer des salves de reproches
Et la meute a suivi
Alliance et désalliance
L’anneau d’or roule sans s’arrêter
Course folle à travers les années
Qu’as-tu fait des monceaux de patience
S’accumulant au fil du temps
Déliquescence de nos sentiments
C’est vrai je t’ai promis
Mais voilà
Tous les rêves s’envolent
Mes mots sont chargés d’incidences
Je deviens dissidente
Je marche en parallèle d’une voie sans issue
Mais quelle sera la mienne
Quand la vie continue
Quels seront mes regrets
Mes non-dits, mes trop tard
Mon corps s’accroche à une branche
Dont les fruits sont pourris
Et la vie se poursuit
Bon an mal an
Je t’indique un chemin curieux de ton destin
J’écarte les bonheurs saccagés par le temps
Tout s’enfuit
S’abriter un moment, décider de l’après
Un futur imparfait
Saturé d’idéaux
Défaits


décembre 2014 




Nostalgie

Teintes fondues, couleurs anciennes
Ce qu’il me reste de l’été
Feuilles froissées, papier fané, saison passée
Touches de rose dans un coin du jardin
L’hortensia se souvient
Et je glane en silence quelques morceaux d’été
Pluie de pétales entre mes mains
Givre et brouillard tôt le matin
Des yeux qui bruinent
Mon regard dégouline sur une page humide
Les souvenirs s’échappent de mes paupières
Le tien devient pétale sur ma peau délavée


décembre 2014 


Lumière de décembre

J’installerai le feu pour éclairer les nuits
Chaleur de l’intérieur entre mes quatre murs
Je dessine un soleil qui rougeoie dans le ciel
Mes charbons sont ardents
Et les braises orangées scintillent sur la toile
J’allume les étoiles au fond de mon regard
Je suis bien pour attendre un signe de ta part


décembre 2014

 

Matin d'hiver

La nuit s'abrite encore derrière son rideau coloré
Touche lunaire dans le soleil levant
Transparence au début de la vie
Suivre le cours des choses
Osmose
Et s'exposer à la lumière
Incendiaire


novembre 2014

 

Sans titre

Droit de regard sur les choses de la vie
Mon œil apprend à rechercher
Dans le moindre signe
Dès le premier geste
Abandonner le rêve
Et capter le réel
Dans sa dimension mère
Regarde et vois
Au-delà des misères
Le monde et sa beauté


novembre 2014 


A la marge des sentiments

Je m’accapare ce temps
Qui n’appartient qu’aux autres
Pour pallier le silence
A l’insondable absence
Je ne suis rien que moi
Je suis sans conséquence
Sans aucune incidence
La brèche était ouverte
Je me suis engouffrée
Passionnée que j’étais
A vouloir tout donner
Le corps et l’âme
Les bruits du cœur
Qui vont avec
Des bras se sont ouverts
Je ne l’ai pas voulu
Je n’ai rien demandé
Je fus
Là où l’on m’emmena
Confiante et convaincue
D’être ce que j’étais
D’offrir ce que j’avais
Je n’ai rien décidé
Je n’ai rien consacré
Pas fait de plan sur la comète
Un peu rêvé peut-être
Un peu aimé sans doute
A la marge des sentiments
Je caresse et j’effleure
Le bon côté des choses
Je ne m’empare de rien
Car rien ne m’appartient
Je prends tout simplement
Le peu qui m’est offert
Et c’est déjà beaucoup
Pour affronter l’hiver


novembre 2014

 

De toi rien ne s'efface

De toi rien ne s'efface
En moi tout apparaît
Je tiens entre mes mains
Le fruit d'une jouissance
Étonnante et superbe
D'ailleurs je ne retiens
Que de vagues alertes
De toi je me souviens
D'un torrent de tendresse
Je suis le cours de ma passion
Imbibée d'émotion
Tenace et perméable
Prenable


novembre 2014 


Abandon

Quand les jours s’enchevêtrent pour ne devenir qu’un
Je tâtonne et cherche l’équilibre
Sur le fil distendu de mes nuits sans sommeil
Lorsque chaque seconde me ramène inlassable
Au creux d’un lit troublé par des rêves latents
Quand la chambre n’est plus qu’un vague port d’attache
Où tableaux et photos flottent sur le mur blanc
Je fonds, je disparais
Dans le halo blafard d’une lune automnale

Tout passe, de moi nulle trace
Le temps s’égare, le temps s’efface

novembre 2014