mercredi 18 mars 2015

Passagère

Infinité de la palette
Beau temps sur la planète
A l’aube d’un nouveau jour
Nuances de mes états d’âme
Dans le ciel mouvant
Je déshabille mes chagrins
Sur l’aquarelle du matin
Traversée par les ombres
Tâches tenaces de la nuit
Je lis dans les nuages
La suite d’une histoire
Où le monde s’invente
Au fur et à mesure
Dans chaque teinte
Chaque nuance
Une vie qui s’allume
La lueur d’un espoir
Perpétuelle beauté
D’une nature en devenir
C’est écrit là
Sur le tableau vivant
Mon œuvre permanente
Un oiseau passe
Dans un souffle léger
Le temps qui m’est donné
Immuable et fragile
Traverse mon regard


mars 2015

Sans titre

A l’impossible nul n’est tenu
Pourtant il avait bien fallu
En venir jusque là
Pour ne pas s’engluer
Dans des paroles vaines
S’élancer dans le vide
S’extirper de la haine
Et ce quoi qu’il advienne
Se donner de la peine
Pour s’assurer la paix


mars 2015

 

Origine

Un début, une origine
Regarde et imagine
Entre volutes végétales
Une faille, un détail
Mystérieuse ouverture
Où s’accroche la vie
Au parfum capiteux
Sensuel et chaleureux
Entrée vers l’inconnu
Te voici revenu
Au seuil de nos attirances
Où nos sens captivés
Attendent la délivrance


mars 2015


Identité

J’ai cherché mon identité sur le revers d’une médaille
Pour éviter un face à face, cynique et redoutable
Avec mes idéaux ou bien ce qu’il en reste
Le dos tourné, les doigts croisés
J’ai conjuré le temps, anéanti le mauvais sort
Sourire, sourire encore
Ne pas passer par-dessus bord
Diriger ses efforts, faire d’autres tentatives
Trouver l’alternative, arriver à bon port
Sans casse ni fracas
Sans trace ni tourment, détourner le présent
Et ses désagréments
La vie est loin d’être tranquille
Mais le fleuve, le long fleuve coule jusqu’à son confluent
Quoiqu’il advienne sauf par fort mauvais temps
Le ciel est noir ce soir, plein de désagréments
Ne pas regarder ce qui fait mal
Douleur au ventre et je m’installe
Dans le rien de l’absence
Déliquescence
Au pays des abonnés perdus
Disparus


mars 2015 



Parfois

Parfois on se côtoie
Sans trop savoir pourquoi
On oublie les passions
Les visages et les noms
Le cœur à l’abandon
On se souvient à peine
Des tout premiers frissons
On ne sait si l’on doit
Courir à reculons
Pour retrouver le goût
Des histoires anciennes
Aujourd’hui je suis là
Peu importe le temps
Qui nous a séparés
Je suis bel et bien là
Et je te tends les bras


mars 2015

 

Eternelles

Je voulais te dédier
Mes plus belles années
Mais le temps n'a pas attendu
Il a filé vaille que vaille
S'est faufilé entre les failles
Et m'a laissée sur le chemin
J'ai rattrapé notre destin
Comme ça à l'envolée
Je n'y croyais guère
Mais j'ai tenté ma chance
J'ai joué carte blanche
J'ai dressé l'étendard
Sur tes nuits sans sommeil
J'y étais
Je n'étais pas un rêve
Au sommet de nos désirs
Je savais
Combien la vie
Valait d'être vécue
Les neiges de mon amour
Ont décidé d'être éternelles


mars 2015 


Pourquoi

Lierres et lianes
Sur la paroi du temps
Végétal et charnel
En un même sarment
Coule la vie
A travers champs
Vignes et forêts
Chante le vent
Sur nos derniers regrets
L'hiver passe
J'existe encore
Sous le regard du ciel
Où brille ta pupille
Comme un soleil levant
Je vais, je cours
Très loin
Bien au devant
De tout désagrément
Mon amour, mon amant
Je ne sais toujours pas
Pourquoi je t'aime tant


mars 2015 


Vers les beaux jours...


Lune pleine
Sous un ciel sans nuages
Nudité lumineuse
Dévoilant les étoiles
Nouvelle aurore
Matinales gelées
Blancheur cristalline
La terre frissonne et se réveille
Quelque part au loin
J'entends sonner les heures
Elles s'élancent gaiement
Sous la voûte du temps
Et dans l'air
Une odeur de printemps


mars 2015

 

Quelque chose de toi

Quelque chose de toi
En chacun de mes gestes
J’applique sur la toile
Mes impressions célestes
Mes couchers de soleil
Et mes nuits lumineuses
J’extrais le fruit de nos hasards
Des brumes matinales
Gomme les apparences
Pour trouver dans nos cœurs
Un espace commun
Une trace, un destin
Beauté de la coïncidence
Sur le tableau perpétuel
De nos secrètes alliances


mars 2015

 

Attente

Dans un coin ton regard
Qui s'anime et me dit
D'une œillade infinie
Viens
Rejoins moi si tu veux
Où tu peux, quand tu veux
Le temps nous est acquis
Quelque part, n'importe où
Une question de hasard
Et puis d'envie aussi
Je me démène et te réponds
Des ellipses sans fond
Je ne sais pas combien de jours
Ton regard restera
Arrimé à mes yeux
Le temps de l'attente
Est toujours incertain
Mais jamais anodin
Jeu de patience
Carte après carte
Je construirai un pont
Au-dessus de l'absence


mars 2015 


Signe de renouveau

Le printemps me démange
Et m’invite à l’aubade
Carré de bleu, fenêtre ouverte
Mais le vent hivernal
Est bel et bien présent
Il faut encore attendre
Dans le tiède intérieur
Protecteur
Et s’armer de patience
Invoquer la lumière
Le rayon salvateur
Douceur ouatée
D’une peau qui s’éveille
A nulle autre pareille
Dans la claire nervure
D’un futur estival
Convivial
Regarde et lis
La feuille où je t’écris
Est une empreinte en devenir


 mars 2015


lundi 2 mars 2015

Sans titre

Rien n’est jamais pareil
Et pourtant tout s’assemble
Au fur et à mesure
J’écris ma partition
Accorde les nuances
Aux mille résonances
J’invente un genre nouveau
Je dépeins mon tableau
Sur les lignes bleutées
D’un livre inachevé
Qui raconte une histoire
La mienne


mars 2015


Patience

Patience
Chaque jour a son importance
Chaque heure a son incidence
Sur les lignes en suspens
D’un parcours inédit
Une vie s’imagine
Au gré des différences
Patience
Aller plus vite est inutile
Gagner du temps paraît futile
Accepter la lenteur
Goûter chaque moment
Ici et maintenant
Le bonheur est un don du présent

mars 2015


Aurore

J’ai voulu mordre
A pleines dents
Dès le matin naissant
Tant de promesses
Dans l’inconnu des heures
Un nouveau jour
Une aventure
Goûter la saveur du bonheur
J’ai voulu prendre
A pleines mains
Tout ce temps à venir
Et chargé d’espérance
Sinon à quoi bon
Parcourir l’existence
Demain, nul n’en sait rien
Agrémentons notre chemin
La vie se joue au quotidien

février 2015




Renouveau

Comme un goût, une odeur de printemps
J'entends la sève bouillonner dans mes veines
Saveur du renouveau sous l'écorce attendrie
La terre partage ses effluves
Mes jambes s'enracinent pour atteindre le ciel
J'ai retiré mon long manteau d'hiver
Ma peau s'aère
Et j'écoute l'oiseau volubile
Bruit de plumes et de vent
Quelques notes et un chant
Au-dessus de ma tête
Je prends le pouls de la planète

février 2015


A la frontière

A la frontière de nos désirs
Inventer d’autres fantaisies
Pour habiter le vide
Qui nous sépare encore
Et combler nos attentes
De rêves en tous genres
Joindre nos attirances
Qui font la différence
Pour satisfaire enfin
Notre appétit de vivre
Notre ardeur à aimer
Notre goût du bonheur
S’approprier les heures
Etancher notre soif
Notre envie d’être deux
Dans la douce innocence
Des jours à venir
Besoin de toi
Sur mon parcours

février 2015


dimanche 1 mars 2015

Amis


Au-delà des rancœurs passagères
Dérisoires colères
La vie devrait nous rendre
Plus tendres et plus aimants
Respiration à l’unisson
Partager nos passions
Effet miroir
Dans nos regards croisés
Je suis dans la vision de l’autre
Je suis l’autre
Entière et solidaire
Fusion de nos pensées
Quelque chose a changé
Je me prends à t’aimer

Faire de toi mon meilleur allié

février 2015


Epure

Sur la matière première
L'enveloppe éphémère
Apprivoiser l'outil
Lui donner de la vie
Peau et veines
Chair et os
Et le ventre en son centre
Vibre à n'en plus finir
Rien qu'un geste
Frôlement impudique
Sur l'irraison de l'être
Rien qu'une épure
Et disparaître


février 2015


Sans titre

Quelquefois nos pensées se rassemblent
Communion de nos corps
Elan vital
Inévitable
Puiser au cœur des choses
La folie qui s'impose
Métamorphose du temps
Qui traverse en courant
Le pourquoi de la vie
A l'instant où l'amour
Le bel amour se décompose
Nous restons interdits
Au seuil de nos envies 


février 2015




Vivante

Lumière
Un pas dans l’univers
Sur la planète bleue
Où naviguent mes rêves
La terre palpite sous mes pieds
Je la sens respirer
Emouvante et vivante
Dans sa ronde incessante
Y puiser l’essentiel
Sucre et sel à la fois
Le bon et le mauvais
Les jours avec et les jours sans
Avec leurs incidences
Joie et désespérance
Rien ne se joue d’avance
Rien n’est écrit
Si ce n’est mon appartenance
Au monde d’aujourd’hui
Nouveau réveil ce matin
Je respire et je vis


février 2015


Ailleurs

C'est vrai j'ai rêvé d'un ailleurs
Là où se trouve le meilleur
Le rêve passe comme un nuage
Mirage et douceur à la fois
Il va me falloir être sage
Profiter du jardin
Écorce de tiédeur
Le printemps frissonne
Tout contre moi
J'aime tourner les pages
D'une histoire
Qui ne finit jamais
C'est inscrit dans le bois
Exactement
Où saigne la matière


février 2015


Bientôt

Indicible beauté du moment qui s'égare
Je suis une exaltée
Je n'ai pas peur des mots
Tu sais
Ceux que j'écris pour affronter l'hiver
Pour durer dans le temps
M'extraire de l'avant
Aller jusqu'au printemps
Ne pas se retourner
Je regarde devant
Faut-il ouvrir les yeux
Te regarder marcher
Et t'arrêter sur moi
En plein cœur de l'été ?
Ça oui, j'y crois
Alors
Je prends à bras le corps
Tous nos instantanés
Je te regarde encore
Je te dis mot pour mot
Que demain c'est bientôt


février 2015


Départ manqué

Je crois que j’ai raté un train
Ce matin
Un trait sur mon destin
Je voulais voir
Les arbres défiler
Dans le pâle soleil
Un rendez-vous manqué
Un goût amer
Le noyau de l’absence
Indigeste et tenace
Un vide ou un trop plein
Je ne sais plus très bien
Lignes fuyantes
Dans un cadre établi
J’entrevois une issue
Sur le chemin de fer
Trop tard pour l’emprunter
Ma tristesse prospère
Et mon amour déraille
Mais ce n’est qu’un détail
Je n’y peux rien
Eponger mon chagrin

février 2015


Midi

Midi ...
Penser à moi
Devrait te rendre heureux
N'oublie jamais
Que la vague revient
Sur la grève
Le sel de ta peau
Sur mes lèvres
Alimenter la sève
Et rejaillir sans trêve

février 2015


Orage

Temps d’orage
Vaincre la mer et ses naufrages
Désillusion sous le ciel menaçant
Je cherche en vain un horizon
Un avenir dans le lointain
Obscur et incertain
Mer houleuse
Lame de fond
La lumière vacille
Tempête sous mon crâne
Les plus beaux souvenirs
Remontent à la surface
Et mon cœur chavire
Vague à l’âme
Dans le petit matin
Où flottent mes chagrins
Futiles et dérisoires
Mais pour ne pas sombrer
Au creux du désespoir
J’invente une autre histoire
Qui se finira bien


février 2015


22 février

Tourner le compas de son cœur
Découvrir d'heure en heure
De nouveaux sentiments
Loterie du bonheur
Dans nos meilleur moments
Moi j'attends mon cadeau
Ma portion du gâteau
Confiance
Dehors il fait si beau


février 2015


Caresse

J’ai prolongé mon geste
Jusqu’à l’endroit secret
Un petit nid douillet
A la douce chaleur
Mésange frémissante
Au bout de mes poignets
Une main caressante
Un frisson de plaisir
La vie au bout des doigts
J’ai senti palpiter
La force du désir
Et sa fragilité

février 2015


Approche des beaux jours

Prémices prolongés
Dans l’hiver amoindri
Les débuts de la fin
D’une saison meurtrie
Les cœurs saignent
D’une trop longue attente
La sève se réveille
Et nourrit les bourgeons
Trop tôt pour la saison
Je regarde le cèdre
Et j’y vois un tilleul
Celui de ton jardin
Dépouillé de ses feuilles
A quoi me sert demain
Si ce n’est pour entendre
La chanson du bourdon
Sur la fleur épanouie
Au nectar capiteux
Butinée à loisir
Avide d’être bue
Dans un rayon d’été
Aux odeurs emmêlées
Imprimées sur ma peau
C’est vrai
Je crois encore au beau
Au goût de ton parfum
Sucre et sel à la fois
Sur mon corps en émoi


février 2015


Geste

Quelques traces jouées
Sur la scène de l’existence
Le corps est danse
Et dépose dans l’air
Mille empreintes éphémères
Tourbillonner sans cesse
Jusqu’à perdre le sens
D’une prose jetée
Comme ça, sur le papier


février 2015


Jeunesse

Les beaux jours ne s’effacent guère
Ils s’accumulent et prolifèrent
Dans nos âmes d’enfants
Ils ont le goût de l’aventure
Saveur intense de la vie
Impressions qui perdurent
Grandes et petites joies
De nos meilleurs moments
Quand nous avions le temps
Le temps de regarder
Le temps d’imaginer
Et le temps de rêver
Nos plus belles années


février 2015


Déclaration

Ame du vent 
Qui ensorcelle
Mes pages d’écriture
J’ai tenu dans ma main
La plume du destin
Pour te dédier
Des vers soufflés
Chuchotés
Au creux de ton oreille
Rien ne sera jamais pareil
Ils évoquent le temps
Déroulé sous tes pieds
Comme un tapis d’argent
Je débobine et je te dis
Espérante et mutine
Que je t’aime à foison
A déjouer ma raison


février 2015




A cœur ouvert

Jouer la transparence
Le limpide et le beau
Gratter les apparences
Libérer ses urgences
Semer à l’envolée
Les graines d’évidence
Qui donneront un jour
Au milieu du parcours
Les jolis dérivés
De nos deux chairs liées
Dans notre appartenance
Je te suis et j’avance

février 2015


Sans titre

Traces de moi sur ton parcours
Pour toi j'aurai toujours
Ce sentiment précieux
Limpide et délicieux
Qui ressemble à l'amour

février 2015



Instant fugace

Le monde me regarde
Du haut de ses nuages
Et je retiens de lui
Le sens du mot passage
Dans l’azur infini
Où je ne suis qu’un point
Petite suspension
Invisible à l’œil nu
Poussière de vie
Dans le grand univers
Je fais comme les autres
Je me forge un destin
Fragile et anodin


février 2015


Désir

Je cherche obstinément
Une trace de toi
A l’endroit de ma chair
Fragile et entrouverte
Ton soupir dans un souffle
Volupté de mes sens
Chaque grain te réclame
Dans l’instant qui s’égare
Chaque pore exalté
Par ta brise sensuelle
Me poser sous ton aile
Respirer les effluves
D’un rêve inexpliqué
Indécence soudaine
Dans l’amour exposé
Je voudrais être celle
Qui te fait perdre pied


février 2015


Un autre matin

Je n’ai pas tout dit
Ni tout écrit
Ni tout donné
Je n’ai pas eu le temps
De trouver le moment
Dans l’espace incertain
Au bout des pointillés
La plage appropriée
Qui nous rassemble enfin
Mais j’attendrai ce qu’il faudra
Pour tracer ensemble
La courbe frêle de notre devenir
Le temps n’est qu’un détail
J’éviterai les failles
Et les lourds silences
Qui pèsent dans l’absence
Non, je n’ai pas tout dit
Je n’ai pas raconté
Tout ce que tu contiens
Je crois aux lendemains
Pour exprimer encore
Images et sensations
J'y tiens
Cultiver ma passion
Jusqu’au moindre frisson
La beauté de ta main
Qui caresse ma peau
Dans le petit matin

février 2015


Devant

Excès des sentiments
Bousculer l'habitude
Masquer la solitude
Idées en l'air
Non reçues
Amour trop grand
Trop fort
Trop impérieux
Faire silence
Clore les yeux
Attendre à jamais
Le retour incertain
D'une vague impétueuse
Heureuse et bienfaitrice
Perte de temps
Mauvais courants
Hier c'était hier
Et naguère bien avant
Nous sommes les enfants
D'une autre ère

février 2015


Réinventer la nuit

Réinventer la nuit
Aux mille profondeurs
Où chaque rêve a sa couleur
Et porte en lui tant de saveurs
Dans l’aube fuyante
Tout apparaît possible
Accessible
Loin des écueils
D’un improbable jour
Flottant dans le brouillard
Il y a bien quelque part
Le bleu de ton regard

février 2015


Le réveil d'Alice

Le nez contre la vitre
Elle respire le silence
Buée intime de son souffle
Sur la paroi de verre
Quelquefois
Elle voudrait s’envoler
Dans le ciel insipide
Pour lui donner
Une saveur particulière
Le plafond est si bas
Couvert de solitude
Et l’attente est sans fin
Le miroir est sans tain
Alice se réveille
Privée de ses merveilles

février 2015


Alliance

Fallait-il que je l’aime
Pour épouser en lui
Chacune des nuances
Qui font la différence
Cadeau de vie
Dans l’agonie des jours
J’ai dévié mon parcours
Pour pallier tour à tour
Au manque et à l’envie


février 2015


Sans titre

Souffler sur les bougies
Eteindre la lumière
Pour adoucir la vie
Face à la porte je ne sais
Trouver la bonne clé
Trop de temps
Trop d’années
A passer à rêver ...


février 2015


Espérance

Arpenter sans faiblir
Les zones d’ombres
Glissées sur mon parcours
Pièges vivants
Qui se veulent bardés
Des meilleures intentions
Obstruction
Je défie les humeurs
Qui m’enlèvent un bonheur
Fouler d’un pied rageur
Les rimes inutiles
A quoi bon
Désirer l’impossible
Rêve indécent
Saisir l’inatteignable
Braver l’inattaquable
Envers et contre tous
Bannir les préjugés
Ne pas lâcher
Avancer
Laisser ma trace quelque part
Intime et volontaire
Le temps me tue à petit feu
Mais je persiste et signe
D’une empreinte tenace
Impossible à gommer
Bleues deviendront nos heures
Ça je te le promets

février 2015