lundi 29 juin 2015

Dans les arbres

Comprendre cet élan
Qui nous rend si léger
Quand l’autre nous appelle
A venir le rejoindre
Prendre de la hauteur 
Elever ses idées
Dans le courant limpide
De nos similitudes
Si je te prends la main
Sauras-tu m’emmener
Vers ce qui nous ressemble
Et ce qui nous assemble ?
Peu importe le reste
Laissons nos habitudes
Atteignons l’essentiel
Je trouverai au cœur des choses
Le pourquoi de ma prose
Si je te suis
Ne lâche pas ma main
Et nous pourrions ensemble
Trouver un équilibre
Bercés tout doucement
Par la brise du temps
Je toucherai la cime
Et je n’aurai plus peur
De la terrible chute
Qui pourraient séparer
Nos idéaux communs
Ne lâche pas ma main

juin 2015


A la porte

En toi, je vois le côté bleu des choses
Je voudrais m’arrêter
Enfin faire une pause
Un arrêt sur image
Non plus pour t’effleurer
Mais pour poser sur toi
Tout ce qu’il y a en moi
Aucun mirage
Le mur nous tient
Sacré destin
Seuls parmi la multitude
La pierre et nous
Ta main sur mon genou
J’ai bifurqué pour te trouver
Me voilà
Mon haleine dans ton cou
Et la ferveur des premiers jours
Tu m’embarques
Tu m’emportes
Jusqu’à la porte bleue
Derrière c’est certain
Il y aura un jardin
Où nous pourrons dormir
Toi et moi enlacés
Je rêve à un été
Qui n’aura pas de fin
Poussons la porte
N'ayons pas peur
Et que l’amour m’emporte

juin 2015


Evidemment

Chaque jour a sa place
Dans les tiroirs du temps
Chaque heure a son impact
Sur nos pensées et sur nos actes
Chaque seconde a sa teneur
Pour nous tirer vers cet ailleurs
Un point vers le futur
Dans l’horizon chargé
D’histoires en suspens
Pensées en devenir
Multiples aventures
Rencontres à venir
Rien n’est encore tracé
Tout reste à inventer
Aucun dé n’est jeté
Je peux jouer encore
Pour définir mon sort
Rien n’est vraiment acquis
Jusqu’à la fois suivante
Je vis et puis j’invente
Dans le temps imparti
Chaque moment produit
Se meut à l’infini
Dans l’espace où je suis

juin 2015


Le temps des roses

Il est venu le temps des roses
Blancheur de neige
Sur fond d’azur
L’hiver est si loin
Dans le temps retrouvé
A sa juste mesure
L’air est si chaud
Mais la rose résiste
A peine une froissure
Avant la flétrissure
La fleur abonde
Avant son abandon
A peine une saison
Sur la chair veloutée
Délicates effluves
Teintes nacrées
Reflets de porcelaine
Au milieu du printemps
Opulente nature
Mais rien ne dure
Non, rien ne dure
Il est venu le temps des mots
Rose dans les cheveux
Bout de ciel dans les yeux
Un signe, un appel
Un bonheur à venir
Une chance à tenir
Et mon sourire
Comme un millier d’histoires
Un clair sourire
Forgé de nos espoirs
Imprégné sur ta peau
Pour atteindre le beau
Le juste et l’essentiel
Du ciel à mes paupières
Ultime élan
Vers ce qui t'appartient
Ce pas là me revient


juin 2015


Profusion

Profusion
Il y a matière à réflexion
Dès que j’ouvre une porte
Une pensée s’échappe
Tel un secret 
Sortant à découvert
Quelques mots fredonnés
Relatant un désir
Un cri dans un soupir
Lèvres ardentes
Au goût de chair
Le rouge vous va si bien
Le son d'une voix
Tant attendue
L'écho d'un chant
Dans le lointain
Le tien


juin 2015


Dis-moi

Dis-moi
Ce que pense le vent
De nos incertitudes
J’ai beau lever le front
Pour sentir l’air du temps
Je n’ai pas de réponses
Seulement des questions
Qui planent au-dessus
De mes rêves avortés
Nuages composés
Rimes décomposées
Un vers
Deux vers
Trois vers
Et voilà je m’emporte
Je tire sur la voile
Je gonfle mes poumons
Et je souffle
Je souffle mon ardeur
Je siffle mon bonheur
D’être ici

Maintenant et ailleurs
Ou partout à la fois
Avec je ne sais quoi
Un morceau d’idéal
Rapiécé sur la toile
Le vent pousse la voile
Je déploie sans faiblir
L’accent de mon sourire
Apprendre à devenir
Goûter et ressentir
Je ne suis plus que moi
Dans la folie du monde
Apaiser le courant
Bannir les éléments
Qui pourraient contrarier
La matière féconde
Frôler le superflu
Le mettre de côté
Garder
Conserver l’essentiel
Une flamme invincible
Qui brûle avec le temps
L’infini temps présent
Qui côtoie chaque jour
Nos plus belles histoires
Le reste est dérisoire
Dis-moi
Tu sais ce qu’est l’amour ?

juin 2015


Azur

J’ai gardé quelque part
Les restes d’un été
Des trésors amassés
Des plaisirs récoltés
Images grappillées
Au gré des promenades
Des chemins de hasard
Rêveries solitaires
Evasions de l’esprit
Où le temps est offert
Comme un cadeau du ciel
Car le bleu me rappelle
Combien la vie est belle
Lorsque les champs de blé
Se perdent à l’horizon
Je prépare ma moisson
Idées volages
Et pensées voyageuses
Je glane des brassées
D’herbes sauvages
Sur les sentiers amis
Des bonheurs par bouquets
J’ai gardé le meilleur
Des beaux jours
Pour ne pas oublier
La douceur affichée
De mon quartier d'été
Opulente saison
Des couleurs à foison
Je sens encore
L’odeur de la terre chaude
Qui monte vers l'azur
Au soleil
A midi

juin 2015


Ballade champêtre

Courir dans la luzerne
Parmi les fleurs des champs
Bouton d’or ou bourrache
Myosotis sauvage
Tapissent les fossés
Courir à perdre haleine
Le vent dans les cheveux
La lumière dans les yeux
Et un parfum d’été
Emanant de la terre
Courir sans s’arrêter
En traversant les prés
Sauter les barbelés
Les clôtures emmêlées
Le blé grandit
Pour devenir un océan
J’entends déjà son souffle
Lorsqu’il fait silence
Son murmure végétal
Qui nourrit inlassable
La corne d’abondance
L’herbe résonne sous mes pieds
Plus rien n’a d’importance
Que le bruit de la vie
J’écoute le temps qu’il fait


juin 2015


Encre

Lorsque que j’aurai pêché 
Dans l’encre de tes nuits
Tes rêves en attente
Qui flottent silencieux
Entre deux impressions
Je saurai déchiffrer
Ta portion de mystère
Au cœur des sensations
Qui viendront fourmiller
Sur le bout de mes doigts
Je frôlerai les ombres
Qui s'amusent à voiler
L'envers de ton décor
Lorsque j'aurai grandi
Sous tes paupières closes
Donnant à tes espoirs
Une seconde vie
Je saurai reconnaître
Au creux de tes secrets
La part d'intimé
Qui n'appartient qu'à toi
Préservée des regards
Ta simple vérité


juin 2015


Rose ancienne

Une pose alanguie sur le feuillage ami
Pétales généreux et douceur alentour
Volupté indécente dans l’éclat de ses teintes
Ombres mystérieuses en son cœur entrouvert
Opulente saveur de sa chair délicate
Respirer une fois tout en fermant les yeux
Le pourquoi de sa vie fleurissant en un lieu

juin 2015


Vers toi

Non, je n’ai pas perdu l’élan
Qui me faisait venir vers toi
Jour de printemps et cœur en liesse
Le vent et ses effluves 
S’active autour de moi
Non, je n’ai pas perdu la foi
Je cours sans m’arrêter
Vers ce qui nous assemble
J’y crois
Ma fougue est sans limite
Quand il s’agit de toi
Et si notre heure tarde
Je la rattraperai
J'en ferai une aubade
Mélodie personnelle
Que toi seul comprendras
Et tu sauras alors
Etirer grand les bras
Pour accueillir en toi
Ce que je te réserve
Mon tout et mes atouts
La beauté de ma course
A travers ton regard
Qui luit comme un espoir
Et me dit
Viens, il est grand temps
Grand temps de se trouver
Pour donner une suite
A mes pensées dédiées


juin 2015


Les beaux jours

Dans le jardin aux mille fleurs
Les liens d’amour du chèvrefeuille
Ont grandi dans les arbres
Ils se sont élancés à l’assaut du ciel bleu
Libres de tout carcan
Mêlant à profusion
La beauté du pétale
A l’ombre pénétrante
Des feuilles verdoyantes
Aujourd’hui sous mes pas
Livrés à mon regard
Il y a le printemps et sa palette unique
Il y a la profondeur d’une saison
Sensuelle et délicate
Un jardin d’autrefois
Aujourd’hui dans le ciel
Il y a comme une traînée d’espoir


juin 2015


jeudi 18 juin 2015

Ecorce

Retrouver cet élan
Ne serait-ce qu’une fois
Qui me poussait vers toi
L’écorce a pris des rides
Sur l’arbre abandonné
Nos marques, nos traces
Nos inscriptions à tout jamais
Serments d’amour
Sur le bois balafré
Toujours, toujours
Pour ne pas oublier
Sève commune
En nos jours réunis
Le temps s’écoule
Et déverse en nos corps
Mille et un souvenirs
Temps passé, dépassé
Je t’ai perdu dans la tourmente
Une tempête
Un jour d’orage
Pourtant j’avais écrit nos idéaux
Sur l’immense tableau
Que nous offrait la vie
Je voudrais être l’arbre
Pour te sentir en moi
Retrouver cette audace
Qui nous allait si bien
Dérouler devant toi
Le cours de notre histoire
Y mettre nos espoirs
Nos désirs à venir
Souviens-toi
Je voudrais être celle
Qui un jour t’emporta

juin 2015


Douceur

Dans le silence évanescent
Mes premiers mots étaient offerts
Ils avaient survolé
Des déserts sans fin
Pour aller se poser
Comme ça de beau matin
Sur une dune tendre
Un bosquet verdoyant
Une vallée intime
Une route infinie
Traversant patiemment
Un univers de champs
Un monde à découvrir
Dans le soleil couchant
Une aubade à la vie
Une douceur à prendre
Un oiseau à cueillir
Toutes ailes au vent


mai 2015


Juste avant que tu ouvres les yeux

Il existe un espace
Un vide, un interstice
Entre rêve et réveil
Ce moment suspendu
Dans le flot continu
D’une vie sans répit
Rythmée par la cadence
Des aiguilles du cadran
L’idée est incertaine
A cet instant précis
Où est le vrai, où est le faux
L’imaginé et le réel
Tout est pareil
Juste avant
Que tu ouvres les yeux
Il y a ce temps léger
Où tout peut basculer
Repartir à l’envers
Ou bien alors s’extraire
Des grottes du sommeil
Sombres et animées
Par des ombres sans nom
Quand tout peut arriver
T’imaginer entre deux sphères
L’indéfini sous tes paupières

mai 2015


Sans titre

Et quand tu saisiras le ciel
Tu pourras t’inscrire hors du temps
Je te regarderai
Tu déplieras tes ailes
Et tu sauras marcher
Dans l’azur infini
Ange aux talons légers
Je suivrai jusqu’au bout
La courbe de tes pas


mai 2015


Déclaration

Pas besoin de discours
Ni de chanson d’amour
Etre et avoir été
Ame rebelle ou passante assagie
Un bouquet d’émotions à la main
Je viens
Pour sublimer le quotidien
Et embellir tes lendemains
J’avance pas à pas
Attentive et sereine
Sensible à l’air du temps
Je m’ouvre à tes possibles
Tes regards évidents
Qui viennent se poser
Sur ma palette offerte
Bien sûr il y aura des ombres
Des ondées passagères
Qui changeront la donne
Au fil du temps qui passe
Et je conserverai
Quelque part sur ma peau
Une part de mystère

mai 2015




Ebauche

Laisser à deviner 
Les courbes enchantées
Face cachée des choses
Lorsque rien ne s’oppose
A la curiosité 
D’un regard enflammé
Sous le voile, ma prose
Faite de chair et de sang
Je ne peux échapper
Au flux d’un clair courant
Laisser courir le vent
Frissons de peau
Laisser couler le temps
Mes veines sont ruisseaux
Mes poèmes vaisseaux


mai 2015



Au jardin

Arômes et parfums
Lavande et fleurs de thym
Odeurs d'été qui s'amoncellent
Sous le soleil de mai
Envie de champs de blé
Chardons et foins coupés
Bouquets séchés
Accrochés au grenier
Envie d'un ciel limpide
Quand le soleil se lève
A peine un léger voile
Dans le petit matin
Et déjà la douceur
Envie d'un chant d'abeille
Musique bourdonnante
Frémissant aux oreilles
Fermer les yeux
Laisser passer le temps
Dans la lente ascension du présent
Profiter du moment qui s'égrène
Expression de la vie
En savourer chaque parcelle
Trouver la beauté dans l'infime
Capter l'essence d'une seconde
Devenir soi
Au beau milieu du monde


mai 2015


La vérité des choses

Il y a toujours un risque
A désirer l’ailleurs
Une idée qui échappe
A la mesure du temps
Oser la différence
Dépasser les limites
Inverser les tendances
Braver les interdits
Qui jonchent notre vie
Mais l’inconnu tant attendu
Nous tend parfois des pièges
Illusion d’un bonheur
Qui n’est jamais atteint
L’ailleurs n’est pas toujours
Notre part du meilleur
A force de vouloir atteindre
Ce qui nous est inaccessible
Nous perdons le tangible
Le vrai
L'objet concret de nos désirs
Là, tout proche
A portée de la main
Si proche
Que parfois on oublie
Ce qui est essentiel


mai 2015


Constat

Non, je n’oublierai pas
J’inscris ma vie
En pointillés
Autour de moi
Tant d’écriture
Tant de cahiers
Tant de papier
De déchirures
Echantillons d’un idéal
Rêves à profusion
Traces de mes défaites
Sur l’arc-en-ciel de mes jours
Je fus très loin d’être parfaite
Des aventures
Quelques amours
Des histoires qu’on oublie
Et puis d’autres
Qu’on chérit
Sans trop savoir
Ce qui nous lie


mai 2015


Les effets du silence

Quand les voix se sont tues
Tu avais disparu
Honorer le silence
Avoir cette élégance 
Je suis loin du courant
Je gagne en transparence
Hors de nos connivences
Glisser sur le décor
Sans aucune incidence
Ne laisser qu’une ride
Sur l’étang de nos vies
Et passer son chemin
Aller un peu plus loin
Poursuivre son destin


mai 2015


Vivant

Rien n’est figé
Chaque parcelle vibre et respire
Chaque brin d’herbe boit la lumière
Geste fou de la vie
Pour la moindre fourmi
Qui trace son chemin
Fragile et dérisoire
Sous nos pas assassins
A chacun son destin
Rien n’est jamais acquis
Si ce n’est l’espérance
D’avoir toutes ses chances
Tenir en équilibre
Sur le fil du possible
Beauté de l’être
Face à l’immensité du ciel
Nature insondable
Aux multiples richesses
Cycle des heures
Vie et mort
Renaissance perpétuelle
Le papillon de nuit
Se brûle les ailes sur la lampe
Un simple écart du temps
Dans sa courte existence
D’autres viendront
Dans un vol poudré
Poser leurs traces quelque part
Il n'est jamais trop tard
Rien n'est définitif
L'arbre s'étire vers le soleil
La fleur grandit
Sous la pluie bienfaitrice
Pollens vagabonds
Tout est beau, tout est bon
Et l'insecte gavé
S'envole et tourbillonne
Avant de se poser
Sur des pensées sauvages
Idée du temps qui passe
Idée du temps qu'il fait
Comment vas-tu
Dans le pourquoi des choses ?
Je ne sais pas, je ne sais plus
Alors je te regarde vivre
A l'ombre tangible de mes souvenirs
Je cueillerai chacune de ces pensées
Pour les apprivoiser
En ferai un bouquet
Senteurs et mots mêlés
Et te les offrirai
Respire


mai 2015


Atmosphère

Lorsque le soir
Assombrit les couleurs
Les mots s'abreuvent
A l'encrier du ciel
Ils ont un autre sens
Une autre consistance
Dans la douce pénombre
D'un jour qui s'est enfui
Ils deviennent feutrés
Ont un goût velouté
A l'heure des confidences
Paroles chuchotées
En forme de secrets
Tout au creux de l'oreille
Qui devient coquillage
En écoutant l'histoire
D'un fabuleux voyage
Des sons et des images
Bercements et murmures
Les mots se fredonnent tout bas
Silence sur la voie lactée
Souffle des lèvres qui racontent
Poussière d'étoiles sur la vague
Une nouvelle entente
Différente
Lorsque le soir
Assombrit les couleurs
Je m'accroche à tes mots
Ruisselants de douceur
Ils me tiennent un discours
Qui résonne si bien
Ils me parlent d'amour
M'apprêtent à des matins
Sereins
Quand l'encre aura coulé
Quand tout sera écrit
Au plus fort de la nuit
C'est moi qui te dirai
Dans un profond soupir
Des mots qui se devinent
Mais que l'on n'entend pas

mai 2015


Réminiscence

Il est des jardins mystérieux
Où la nature s’emmêle
Opulente et sauvage
Des jardins oubliés
Offerts au temps qui passe
Chemins abandonnés
L’herbe folle a poussé
Un jour pourtant
Il y eut la vie
Il y eut des cris d’enfants
Des fous rires et des chants
Des heurts et des blessures
Des terrains d’aventures
Des rêves à semer
Des fleurs à cueillir
Là-bas derrière la grille
Des histoires de famille
Une terre envahie
Par mille souvenirs


mai 2015


Pastel

Le ciel a ses couleurs
Changeantes
Rougeoiements 
Dans le soleil couchant
Le feu inonde l’océan 
L’eau étincelle
Et la vague attisée
Projette sa lumière
Avant de disparaître
Sur le bord du rivage
Pour finir son voyage
Dans le sable mouillé
Ephémère aventure
Rien ne dure
Bientôt le ciel aura trouvé
Les teintes sombres de la nuit
Autres songes
Dans le courant marin
Où se reflètent encore
La lumière des étoiles
Ainsi varie la toile
Ainsi varie le temps
Mouvement


mai 2015


Sous le lierre

Il y a toujours quelque chose
Qui ne se montre pas
Ou qui ne se dit pas
Une pensée intime
Profonde et solitaire
Mais l’esprit s’accommode
Des secrets bien gardés
La vie fait son chemin
Les souvenirs s’amassent
Bons ou mauvais moments
Les jours, les années passent
Les idées changent
Le lierre pousse et s’entrelace
Alors finalement
Au fil du temps
On a fini par oublier
On ne sait plus très bien
Ce qu’on voulait cacher


mai 2015


Rouge

Rouge ardent
Dans le jardin d’Eden
Sentiments
Sur les corolles ouvertes
Frémissement du vent
Sur la feuille aérienne
Rouge passion
Sur le bouton de rose
Rouge froissé
Sur le coquelicot
Rouge sensuel
Sur le pétale offert
Mon champ est sans frontières
Viens m’y rejoindre
Dans la chaleur de l’éphémère
Je crois encore
Que je saurai te plaire


mai 2015


Sans titre

Seul celui qui questionne
Avance dans la vie
Vaste est le champ
De nos incertitudes
Trouver quelque réponse
Parmi la multitude
Débroussailler la friche
De nos rêves en suspens
Appréhender sans peur
Le pourquoi du comment
Vaste est le champ
De nos similitudes
Apprendre à se rejoindre
A se tendre la main
A savoir distinguer
La part de vérité
L’autre qui nous ressemble
Nous attendra un jour
Au milieu du chemin


mai 2015


L'élan des jours

Une fraction de seconde
Entrevoir et saisir
La queue de la comète
L’enjambée salutaire
Aller vers
Sans retour incertain
Un grand saut vers l’ailleurs
La rime bondissante
S’évader sans remords
Des cadres établis
Aller vers l’infini
Le bel indéfini
Sauter encore
Des haies imaginaires
Des souvenirs couverts
D’un lierre envahissant
Prolonger à loisir
Le mouvement en cours
Et la nature autour
La terre et l‘univers
Aller vers

mai 2015



Exquise

Volupté, volupté
La fleur et son élocution
Erection
Féminine et sensuelle
Pistil en pâmoison
Velouté de saison
Antennes au dehors
A l’affût de l’abeille
Offrande
A la vie éternelle
Le temps veille
Ambiance de soie
Senteur poivrée
Et corolle alanguie
Le cœur ouvert
Plus que le cœur encore
Le sexe offert
Jeu d’ombres et de mauves
Sur le lit d’une feuille
Berceau intime
De l’attirance avouée
Désir exacerbé
Vois-moi
Prends-moi
Disait le végétal
En forme de pétales


mai 2015