lundi 20 juillet 2015

Etalage

Un à un les pétales s’ouvraient
Pour laisser entrevoir
La douce profondeur
D’un cœur soyeux
Dévoilant ses mystères
Le pourquoi de sa chair
Au dedans, des trésors
Des parfums capiteux
Et des teintes précieuses
Sentir et ressentir
Apprivoiser la fleur
La laisser discourir
Etaler ses atouts
Embaumer les narines
Je deviens volatile
Insecte volubile
Pour savourer sans fin
Le goût du quotidien


juillet 2015


Evidence

J’attendrirai un jour
Le bois de ton écorce
Le blé aura mûri
J’en ferai des bouquets
J’attendrirai les jours
Pour en faire des discours
A ta libre intention
J’irai cueillir là-haut
Le fruit de ma passion
Là où les pigeons volent
Et se posent insouciants
Sur les plus hautes branches
J’irai troubler le temps
Celui qui t’accompagne
J’irai suivre le vent
Je serai ta compagne
Dans l’été frémissant
Je suis et je m’adonne
Je donne argent comptant
Je suis une évidence


juillet 2015



Nature

Traverser le tableau
Le temps d’une échappée
Rejoindre la verdure
Quand tout est desséché
Eté mon bel été
Que d’effets contrastés
Rêver pour inventer
Des îlots de fraîcheur
Et de vastes prairies
Où couleraient sans fin
Des torrents bienfaiteurs
A travers les ajoncs
Scintilleraient gaiement
Des gouttes irisées
Eté mon tendre été
Je rejoindrai toujours
Le plus beau de l’amour
Dans ton cœur échauffé
Quand un rayon doré
Tracera pour nous deux
Une ligne céleste
Où s’inscriront les mots
Devenus fleurs sauvages
Tu verras
Nos élans n’ont pas d’âge


juillet 2015




Insomnie

Les volets bleus étaient ouverts
Pour accueillir la nuit
Qui projetait dans sa moiteur
Un regard sombre sur la vie
Les corps cherchaient une fraîcheur
Un léger souffle salvateur
Une riposte à la chaleur
Mais les heures étaient lourdes
Et troublaient un sommeil
Qui ne venait jamais
Il fallait attendre les lueurs de l'aube
Pour trouver un répit
S'endormir en douceur
Au premier chant d'oiseau


juillet 2015


Eté

L’été dans sa splendeur
Nous laisse une douceur
Qui ne peut s’oublier
L’ombre devient amie
Sous les fortes chaleurs
Estompe les défauts
Sublime les couleurs
Rechercher la fraîcheur
Ecouter en silence
Les hélices apaisantes
Du grand ventilateur
Le regard au plafond
Rêver les yeux ouverts
Absorber sans répit
Le moindre courant d’air
Rêver, rêver encore
Dans un souffle léger
Imaginer l’instant
La pendule arrêtée
Sur l’heure bleue de l’été


juillet 2015


Miroir

Sous les effets du temps
Le miroir se ride
Sous les effets du vent
La surface s’anime
Reflets d’argent sous le feuillage
L’esprit voyage
Un jour, j’ai goûté à la beauté des choses
L’arbre plongeait dans la lumière
La fleur était éclose
Robe satin et couleur rose
L’heure était lente et paisible
Servie sur un plateau
La vie comme un cadeau
Un émouvant présent
La vie comme un étang
Où navigue à jamais
La beauté de l'instant


juillet 2015


Nudité

La nudité en évidence
Comme un langage
Venu du fond des temps
La peau délivre ses secrets
Ses messages sensuels
La lumière est complice
Et les ombres se jouent
Des fausses apparences
Sur la chair palpitante
La nudité comme expression
Le corps en suspension
Sur la ligne de vie
D’une histoire personnelle
Ma différence
Ma signature, mon incidence

juillet 2015


Bouquet

Je cueillerai le fruit de ta passion
Là où la rose ardente s’épanouit
Je t’offrirai ma déraison
Dans un bouquet fleuri
Tu sentiras le nez avide
Les effluves odorants
De mon jardin d’été
Le buis scintille au soleil
Il bouge avec le vent
Frémit avec le temps
Je crois que je frémis aussi

juillet 2015


Mouvement

Le vent s’était levé
Dans la plaine asséchée
Les vagues ondulaient
Sur l’océan de blé
Un bref cri d’oiseau
Quelque part dans le ciel
Un appel
Dans un mouvement d’ailes
La terre vibre et résonne
Lorsque le soir descend
Et sur l’écho des jours
La lumière revêt
Une teinte de rose
Glisse le temps
Sur la beauté des choses
Vibre la corde
Harmonieuse et sensible
D’une folle espérance
Chante la vie
L’impertinente vie
Qui nous emporte
Toujours un peu plus loin
Dans l'univers sans fin


juillet 2015


Ici et maintenant

Je voudrais écrouler les remparts de silence
Qui t’éloignent de moi
Ils assombrissent l’avenir alors que j’aimerais
Gagner en transparence
Raccourcir la distance entre nos idéaux
Cultiver la tendresse qui nous rassemblerait
L’été m’emporte dans sa folle exubérance
Et je me noie dans ses mille fragrances
Je me souviens de la beauté des choses
J’apprends à devenir dans l’éclat des jours
Gorgés d’une pluie de lumière
Cette lumière qui rend heureux
Et qui nous fait aimer la vie
Je m’abreuve à la source limpide qui désaltère
Et je respire en attendant
Je respire l’essentiel dans le petit matin
Que m’importe demain
Que m’importent les jours sans saveur ni odeur
Profusion de couleurs
Je m’enivre au présent, j’invente le moment
Magique et merveilleux
Qui nous rend bien vivants
Ici et maintenant


juillet 2015


Bleu

Tous mes mots sont pour toi
Apparents ou cachés
Derrière des portes closes
Bleue sera la lumière
Lorsque je trouverai
Ce qui nous unira


juillet 2015


dimanche 19 juillet 2015

Des lunes et des soleils

Des lunes et des soleils 
Sont passés sur nos ciels
Colorant les saisons
Donnant à ma passion
Un côté éternel
Mes champs de fleurs pour toi
Mes pensées, ma raison
Et puis ma déraison
Jaune à perte de vue
Nos étés s’en souviennent
S’envole le pollen
Poudre légère qui renouvelle
Nos plus belles années
Bientôt nos terres fertiles
Seront gorgées de richesses
Il restera toujours
Au détour de l’amour
La douceur d’un pétale
Et son reflet doré
Habillant nos beaux jours


juillet 2015


Impressions d'été

Limpidité du ciel
Couler des jours heureux
Mêler tous ses atomes
Au temps qui se prélasse
Y laisser quelques traces
Un arôme sensuel
Doux moment de partage
Discrète apparition
Sous le vert du feuillage
Le jardin sent l’été
Et les corps exposés
Impriment sur leur peau
La couleur du soleil
Et ses rayons dorés
A la saveur de miel
Je suis comme une fleur
Sauvage et indocile
Poussée là par hasard
Sur ton chemin de vie
Sauras-tu t’arrêter
Sauras-tu me cueillir
Et ne pas m’abîmer ?
Le mystère est entier
Quand les humains se frôlent
Sans jamais se toucher

juillet 2015


Sans titre

Nos âmes réunies en un lieu sanctifié
Quelque part une fête, des rires et des chants
L'envol d'un oiseau dans le ciel accordé
Une note se joue, estivale et limpide
Rien ne pourra troubler nos rêves à venir

juillet 2015


Jardin d'été

La vie prend des couleurs 
Dans mon jardin d’été
La vie prend des odeurs 
De foin, d’herbe coupée
Pleine maturité des champs
Un soleil épinglé sur la toile
La source a le bruit de bonheur
Quand monte la chaleur
J’entasse au fur et à mesure
Des morceaux de ciel bleu
Des nuages apaisants
La douceur de la brise
Le goût de la cerise
Sur le bout de la langue
J’amasse sans faiblir
Ma portion du cadeau
Des bribes de présent
Qui seront souvenirs
Lumineux souvenirs
Des pensées à chérir
Quand l'hiver sera là


juillet 2015


Un jour viendra

Un jour viendra
Où mes sourires ardents
Seront gorgés de tes soleils
Tes mots seront les miens
Dans nos bouches mêlées
Ils auront la saveur
D’une prose amoureuse
Et le goût du fruit mur
Doré par les étés
Que nous aurons connu


juillet 2015


Sais-tu trouver en moi

Sais-tu trouver en moi
Ce qui ne se voit pas ?
Sais-tu sonder mon âme
Sous les courbes ombrées
De mes incertitudes
Et si tu t’approchais
Si tu t’intéressais
A ma part d’inconnu ?
Tenter de discerner
Derrière la façade
Ce qu'il y a d'inventif
Ce qu'il y a d'exclusif
Ne pas se contenter
D’un regard superflu
S’arrêter un instant
Jouer avec le temps
Dévider le présent
Ma peau comme un message
Une libre expression
Ma vie comme une image
Approcher le mystère
Des plis et des replis
Pour feuilleter l’envers
Le secret du non-dit
Sais-tu trouver en moi
Ce qui ne se voit pas ?
Tu le sens, je suis là
Je n’ai pas peur de toi
Je fais la différence
Une fois libérée
Des fausses apparences

juillet 2015


Azur

La cadence du temps sur le blanc des nuages
Une brise aérienne et mouvante
Un ciel clair d’une teinte estivale
Puis ta main dans un signe
Qui m’appelle et me dit
Viens
Viens rejoindre avec moi
Les plus beaux paysages
Et les yeux grands ouverts
Je regarde la vie et me paie le voyage


juillet 2015


La place vide

Là où va mon regard
Il y a ta place vide
Mais je sais retenir
Une part de toi même
Dans un des souvenirs
Qui passe et qui repasse
Sans cesse sous mon front
Là où va ma tendresse
Il y a des jours de liesse
Des rires et des élans
Je veux tout
Tout le temps
C'est ainsi chaque jour
Comme une ode à l'amour
Là où va mon sourire
Il y a ta bouche amie
Ta peau contre ma peau
Et tous mes idéaux
Je veux à chaque instant
Trouver ce qui me comble
Et pénétrer les ombres
De ta forêt profonde
Où les mots prolifèrent


juillet 2015


L'âge d'être

Laisse-moi le temps de retrouver
Une saveur d'enfance
Dans tous mes ciels d'été
Laisse-moi le temps d'imaginer
Ce que j'étais avant
A l'heure de maintenant
Voici mon intérieur
Caché sous l'apparence
Si tu ouvres la porte
Tu verras mes soleils
Briller de mille feux
Je suis ce que j'étais
Je deviens qui je suis
Sous l'éclat des années
Qui hantent au présent
Mes plus belles journées


juillet 2015


Lorsque l'hiver viendra

Merveilles dévoilées
Sous un rayon doré
Des cœurs abandonnés
Sous le soleil d’été
Virginale blancheur
Du fragile pavot
Il faut bien peu de mots
Il faut si peu de toi
Pour saisir le bonheur
Nuages vaporeux
Au ciel comme sur terre
Le voyage a bien lieu
Je parsème mes graines
Des petits bouts de moi
Qui sauront égayer
Les étés à venir
Et les saisons passées
Lorsque l’hiver viendra
Et que j’aurai trop froid


juillet 2015


mardi 14 juillet 2015

La douceur de la soie

Cinq heures
Les premiers chants d’oiseaux
Dans le petit matin
Fraîcheur de l’air
Sur la peau qui s’éveille
Légers frissons
Pensées à l’abandon
La minute s’étire
Recherche un équilibre
A la lueur du jour
Laisser le corps aller
Lentement vers la vie
Ecouter respirer
Tout ce qui prend racine
A l’intérieur de soi
Il reste quelque chose
Des faveurs de la nuit
Quand le rêve assouvi
A laissé derrière lui
La douceur de la soie

juillet 2015


Rencontre

Je suis le chemin de ta vie
Sur ta paume entrouverte
J’y devine l’instant
Qui nous rassemblerait
En un lieu mystérieux
Inconnu de nous deux
Il y aurait du bleu
Des fenêtres sur mer
Des fleurs sur la terrasse
Des graines ramassées
Sur les sentiers d’été
Quand la brise a l’odeur
De nos souffles mêlés
Il y aurait du vert
Des coins d’ombre à l’écart
Du temps pour se trouver
Bouquets d’herbes séchées
Des poèmes à foison
Sur des feuilles éparses
Comme autant de fruits murs
Au cœur de la saison
Il y aurait de l’ocre
Des accents de passion
Sur les cimes grandioses
De nos similitudes
De la terre à nos pieds
Tranquille et maternelle
Des effluves poivrés
Sur ta peau alanguie
Il y aurait cela
Peut-être plus encore
Je ne connais pas tout
Des désirs de ton corps
Qui me parle une langue
Que je ne connais pas
Quand je sais écouter
Ce qui ne s’entend pas
Apprends-moi


juillet 2015


Union

L’un à l’autre soudé 
Malgré les aléas
L’un à l’autre accroché 
À la nervure du temps
L’un pour l’autre habillé 
Des couleurs du moment
L’un pour l’autre embelli
Par la chaude lumière
Le courant passe
J’ai sorti mes antennes
Et mis mon plus beau masque
Celui qui te convient
Celui qui me va bien
Sens-tu ma force en toi ?
Tous mes étés
En une seule note
Un bel accord
Rien que pour toi
Ecoute
Sens donc
La fluidité du jour qui passe
Prends moi


juillet 2015


Je suis

Je suis un oiseau de passage
Sur l’écran de tes nuits
Le ciel est couleur d’encre
Les nuages sont gris 
Ils flottent doucement 
Sous tes paupières closes
A l’endroit singulier
Où j’invente ma prose
Ton regard où se meut
La beauté des étoiles
Tes rêves dans les miens
Je hisse la grand-voile
Je pars, je déménage
Je t’emmène en voyage
J’invente un scénario
Quelque chose de beau
Et je glisse vers toi
Dans un mouvement de peau
Nous ne faisons plus qu’un
Sous la lune alanguie
En un même refrain
Le sort nous réunit


juillet 2015


Point de mire

Un point de mire
Au cœur de mes souvenirs
Pour embrasser le paysage
Y déceler tous les naufrages
Les doutes ressassés
Les erreurs d’aiguillage
Les rendez-vous ratés
Les amours oubliés
Les chagrins de passage
J’aperçois mon reflet
Dans le panorama
Et je refais les gestes
D’une histoire achevée
Je retrouve l’élan
De mes meilleurs moments
Pour ne pas m’attrister
Sur des sombres pensées
Mais qu’ai-je fait de toi
Sous cet amas de mots
Qui s’élève à vue d’œil ?
Je dessine un chemin
Sur ma page encore vierge
Je te voudrais devant
Et non pas disparu
Sur des routes perdues
Abîmées par le temps
Toi
Dans l’ornière d’un instant
Lequel ?
Je ne t’ai pas trouvé
Mais je t’ai inventé
Pour me sentir moins seule
En haut du promontoire
Où j’allume un à un
Les cierges du passé


juillet 2015


Midi

Midi
Inspiration, transpiration
La chaleur à son comble
Torpeur des êtres et des choses
Le bleu du ciel dans les eaux calmes du fleuve
Clapotis apaisant
La fraîcheur d’une brise dans le faible courant
Lenteur
Eponger la sueur sur les tempes luisantes
Moiteur
Regarde la goutte perler
Elle s’étire et descend
La paroi de mon cou
Jusqu’à ce que ta bouche
S’en abreuve insolente
Dans l’été carnassier
Il fait trop chaud pour nous aimer
Comment imaginer la fusion de deux corps
Sous le soleil brûlant ?
Une sieste
Salutaire
A l’ombre des fourrés
Contempler dans l’azur
Les nuages épars
Qui transportent la pluie
Vers notre paradis


juillet 2015


Passerelle

Plonger dans la fraîcheur d’une brume terrestre
Traverser sans faiblir le gué qui nous sépare
De la réalité
Quelques lambeaux de rêves s’accrochent aux paupières
Un vague souvenir dans la nuit qui s’achève
L’esprit sur le départ s’attarde entre deux mondes
Rejoins-moi me disait l’autre rive

juillet 2015


Canicule

La chaleur tombe sur les corps liquéfiés
Une goutte de sueur s’attarde entre les reins
Les pensées se diluent sous le soleil de plomb
Quelque part sous les arbres existe une oasis
Un ilot de fraîcheur, une terre ombragée
Propice à la détente sous la feuille accueillante
L’été se dissout dans le moindre des pores
Le rêve d’un ailleurs sous les fronts échauffés
Prend forme et se dilate dans l’air irrespirable
Se poser, ne rien faire
S’allonger dans les herbes pour écouter le bruit de l’eau
Se perdre dans le ciel aux mille profondeurs
Reflets du temps qu’il fait
Reflets du temps qui passe dans l’onde bienfaitrice
Voyager et se taire, il fait chaud
Inventer l’univers dans une mare d’eau


juillet 2015



Sans titre

Le geste à l'infini
Moi, plantée au milieu
Je donne sans compter
Ma part de vérité
Ceci est un aveu
Fais en ce que tu veux


juin 2015


Trop vite

Parce que tout va trop vite
Toujours, par tous les temps
Personne ne m'attend
Au détour du chemin
Accélérer le pas pour aller au devant
Rechercher quelque chose ou quelqu'un
Continuer à marcher
Sur des routes sans fin
Aller toujours plus loin
Rencontrer son destin
Son âme sœur
Sa source vive
Rêver peut-être
A l'ombre de toi même
Etendue sur la pierre
Un jour en plein midi
Seras-tu là aussi
Fait de chair et de sang ?
Attendre ?
J'aurais trop peur de perdre
Ce qui est à venir
Sans trop savoir comment
Je te reconnaîtrai


juin 2015



Plein été

Fenêtre ouverte sur les champs
L’été sent bon
L’été m’enivre
Foison de fleurs à perte d’horizon
L’été soupire ses parfums exaltants
L’été chavire sous le soleil ardent
Chaleur au fond des cœurs
L’été transpire
L’été dérive sous mon front
Sensuel et explosif
Généreux et entier
Attirant et rebelle
Dans chaque fleur sauvage
Chaque herbe verdoyante
Se crée l’indiscipline
Générant la surprise
L’inattendu au bout de mon regard
L’été sublime
Le moindre vermisseau
La moindre abeille bourdonnant
Sur les pétales offerts
L’été décline toutes les nuances
Exhale en continu
L’élixir de jouvence
Avant d’atteindre le summum
Pleine maturité
Quand les blés sont dorés
Fenêtre ouverte sur la vie
L’été m’emmène et je le suis


juin 2015


Capture

La lune comme un néon
Dans le bleu de la nuit
Répare les blessures
Apaise les tensions
Elle glisse silencieuse
Dans un léger murmure
Traverse les nuages
Epars et vaporeux
Présages de beau temps
Dans l’été prometteur
La lune comme un halo
Sur la beauté du monde
Eclaire l’essentiel
Dans le jour qui s’enfuit
Elle apporte avec elle
Une pluie lumineuse
Etoiles scintillantes
Sur le velours du ciel
J’ai saisi la première
Capturé l’étincelle
Qui brillait dans tes yeux


juin 2015