dimanche 30 août 2015

Sans titre

Encore quelques douceurs
Qui traînent sur les jours
Mais il y a dans l’air
Une odeur de rentrée
La cloche sonne
L’été s’étire
Et le ciel accordé
Décline ses nuances
Devient une aquarelle
A l’aube renaissante
Où la lune
Ronde et pâle
S’incruste sur le bleu
Passe le souffle de la vie
Sur le tableau mouvant
Rester encore un peu
S’imprégner du présent
Quand l’ombre joue et danse
Imposant sa cadence
Rêver encore un peu
Sur les rives du temps
Quand l’heure révolue
N’a aucune importance


Août 2015


Le goût des mots

Le plaisir des mots 
Sur le bout de la langue
La bouche qui murmure 
Comme une source claire
Teintent les consonances
Le poème s’envole
Trouve son harmonie
Pour saisir l’essentiel
Rimer à tire d’ailes
Musicale atmosphère
Le chant s’élève vers le ciel
Comme une ode à la vie
Le corps suit
Un élan salvateur
Face au soleil levant
Une envie de bonheur
Et les mots se répandent
Au-dessus des nuages
Prennent de la hauteur
Et disparaissent au loin
Pour finir quelque part
Dans un coin de mon cœur


Août 2015


Le bruit du silence

Ton silence est si dense
Qu'il emmure mes pensées
Dans ta parole muette
Le vide s'est créé
Une bulle insolente
Navigue entre deux eaux
Séparant le mélange
Et troublant dans l'instant
Le vent d'un idéal
Ton silence est si fort
Qu'il réveille à loisir
Un tas de souvenirs
Le mur se décrépit
Et les années aussi
Je grave à tout jamais
Ce qui ne se dit pas
Ce qui ne se fait pas
Ce qui ne se voit pas
Une entaille au bonheur
Encoche sur ton cœur


Août 2015



Un jour peut-être

Le silence des mots 
A suspendu le temps
J’ai perdu cet écho 
Qui venait jusqu’à moi
Signifier ta présence
Le vide crée l’absence
J’ai glané çà et là
Des bribes de soleil
Pour ne pas prendre froid
Les jours de solitude
J’ai honoré la vie
Magnifié ses couleurs
Pour conserver en moi
Des moments de douceur
L’horizon est si pâle
Que je ne sais encore
Ce que j’y trouverai
Garder au fond des yeux
La teinte d’un espoir
Pour ne pas renoncer
Et pour anéantir
Un envol d’idées noires
Aux ailes de corbeaux
Sous un ciel orageux
Je peins la vie en bleu
Pour accueillir tes mots
Qui peut être viendront
S’accorder à ma prose
Lorsque ta pensée
Aura rejoint la mienne


Août 2015


Comme un poème

Je vais le long des plages
Encore vierges de mots
Je divague et je rêve
J’invente un scénario
Je me dis qu’il fait beau
Et je cours sur la grève
Les cheveux aériens
Le front vers le soleil
J’imagine une vague
Qui viendrait s’étaler
Et mourir à mes pieds
Dans une écume blanche
Aux couleurs de ma page
Je marche sur la page
Encore vierge de toi
J’imagine et je crée
Je fais vivre mes doigts
Au rythme de tes pas
Sur les lignes bleutées
Qui me laissent entrevoir
Des possibilités
Je trace quelques mots
J’aligne les idées
Qui reviennent vers toi
Comme la vague bleue
Et son écume blanche
Sur la page inventée

Août 2015


Le simple et l’essentiel

Avoir le temps d’écrire et de te raconter
Le temps de te décrire et de te dévoiler
Pénétrer la surface et défaire le masque
Celui qui emprisonne le fruit de nos pensées
Laisser aller enfin le flot impétueux
Qui sommeille en chacun d’entre nous
Rompre d’un coup de main
La digue des idées arrêtées
Pour libérer l’esprit, le rendre plus léger
Volatile et serein
Prêt à vagabonder vers d’autres destinées
Sans chaîne et sans entrave
Le laisser voyager par-delà les frontières
Trouver sa vérité et sa raison première
Le parcours est sans fin
Quand le rêve est si proche
Dans quel imaginaire
Dans quelle réalité
Saurais-je me retrouver ?
Avoir le temps d’écrire et de me raconter
Avoir le temps de dire
De dénuder mon âme
Dans l’innocence des heures
Qui effleurent ma peau
Révéler au grand jour
Ce qu’il y a de plus vrai
Le fragile et le beau
Le simple et l’essentiel


Août 2015


Coïncidence

Une rencontre, une incidence 
Pour bousculer les apparences
Un regard qui s’éveille et se pose
Dans des endroits secrets
Pour découvrir enfin
Le pourquoi du comment
A l’envers de ma prose
Une lumière nouvelle
Un autre point de vue
Et là
Au carrefour de nos vies
Une reconnaissance
Une même appartenance
Les mots parlent pour nous
Relient les connivences
Accentuent les passions
Mettent des traits d'union
T’aurais-je déjà vu ?
Intime conviction
J’en appelle à ma déraison
Ma folie du moment
Qui se mêle à la tienne
Partons
Un voyage au long cours
Où le verbe sera
Notre plus bel atout


Août 2015


L'empreinte du temps

Il restera de moi quelques mots griffonnés
Les traces d’un chagrin sur le bois raviné
L’empreinte d’un bonheur un pétale une fleur
L’odeur et la saveur de mes actes passés
Et mes étés s’entassent sur la porte dédiée
Deviennent immortels au gré des impressions
Bleu passion
Mon tableau d’expression
Ses accrocs capricieux qui échardent le temps
Bois vivant aspirant mes paroles
Goûtant le fruit de ma présence
Charnelle et permanente
Obsédante
Ouvrir la porte des possibles
Quelque soient les saisons
Laisser les interdits au seuil de la maison
Pénétrer au cœur même de ce qui m’anime
Et sortir de mes gonds
Pour la folie du geste
L’ardeur de la passion
En moi sont éternels les rêves d’évasion


Août 2013


A toi

Garde en toi le parfum de ma peau
Les beaux jours et le chant des oiseaux
Je te dédie le geste et l’essence du geste
Le rien qui fait le tout et contourne l’absence
Garde en toi les éclats de mes rires
Lorsqu’ils viennent frapper tout contre ton sourire
Je te dédie le mot et l’essence du mot
Le verbe et sa teneur
Le poème et son chant
Le meilleur de mon temps
Pour faire éclore en toi le goût de l’avenir
Devant
Je suis devant
Et toi dans le courant
Trimballant avec nous ce qui rend bien vivant
Je te dédie le temps qui ne défera pas
Ce qui nous emportait dans un élan commun
Garde en toi l’important de la chose
La couleur du soleil et les bruit des abeilles
La chaleur dans ton cou quand je soupirai d’aise
A l’ombre d’une sieste qui nous réunissait
Je te dédie la vie et l’odeur de la vie
Le tout qui fait ce rien et qui nous appartient
Tiens

Août 2015


Là-bas

Là-bas
Un rêve qui s’attarde 
Dans le gris de l’automne
Vole la feuille abandonnée
La chair en a frémi
Quand le vent s’est levé
Le ciel a triste mine
Et la pluie tambourine
Frappe sur les carreaux
Dégouline
Se transforme en ruisseaux
Pour irriguer la terre
Temps de chien
Dès l’aurore
Aucune perspective
Dans le petit matin
Les nuages alourdis
Traînent leur poids de cendre
A quoi s’attendre
Quand rien ne transparaît
Le regard se brouille
Et l’œil devient humide
Mais là-bas
Ailleurs que sous la pluie
Navigue un souvenir
Sous l’azur accordé
Le soleil a séché
Tous les torrents de larmes
Il fait bon s’attarder
Profiter du moment
Ici et maintenant
Derrière mes paupières
L’horizon est sans fin
Je respire la lumière
Sans penser à demain


Août 2015


Souvenir

J’ai retrouvé en moi 
La trace d’un sourire
A l’envers d’un décor
Que j’avais oublié
Je me suis arrêtée
Au bord d’un paysage
J’ai soulevé le voile
Et regardé le bleu
S’installer dans tes yeux
C’était une pensée
Qui me faisait rêver
La mer nous chuchotait
Les mots qu’il fallait dire
J’ai replongé alors
Au cœur du souvenir
Je t’ai tendu la main
Remontant les saisons
Et toi tu es venu
Habiter l’horizon
Du ciel à mon rivage
Tu as fait le voyage


Août 2015


Matin

J’ai couru sur des mots
Qui m’emportaient très loin
Le ciel était en feu
Dans le petit matin
Mais le bleu s’annonçait
Déjà de part en part
Sur la toile en fusion
Les mots me pénétraient
Comme s’ils étaient à moi
J’ai traversé les pages
Recherchant un détail
Une coïncidence
Un trait d’appartenance
Derrière et sous les lignes
Pour être dans l’histoire
Accompagner le flot
Des idées déversées
Sur le blanc du papier
Mais j’ai eu beau chercher
Pas de trace de moi
Je n’étais que lectrice
Avide et attentive
Tu étais l’écrivain
Alors j’ai ajouté
Quelques mots à la main
Pour changer le destin


Août 2015


Tout au fond du silence

Comme on étouffe un cri
Une envie d’espérer
A l’intérieur des choses
La douleur s’amoindrit
Sous le coton soyeux
D’une fleur non éclose
Comme on rejoint la nuit
Sous un ciel sans étoiles
Ne plus rien dire
Ne plus rien voir
Orifices bouchés
Pour ne pas ressentir
Pour ne pas en souffrir
Ne plus bouger
Pour ne pas aviver
Un sentiment tenace
Ne plus savoir compter
Les jours ni les semaines
Et ne rien raconter
Effacer son reflet
Qui se meut dans la glace
S’extraire
De l'air environnant
Pour apprendre à se taire
Tout au fond du terrier
Le monde est un lisier
Où il est si facile
De se regarder perdre
Et puis de se noyer


Août 2015


Sans titre

Tout juste à la lisière
Rêve ou réalité
Impression des paupières
A la frange des cils
Le geste chasse l’envie
De détourner les yeux
Un voyage immobile
Pour investir le lieu
Le temps s’étire
Jusqu’au bout des doigts
Et la vie grandit avec lui
Tout juste à la frontière
Changement d’atmosphère
Saisir le bon moment
Quand la magie opère
Imaginer enfin
Que tout peut arriver
Sur le fil invisible
Où tout peut basculer
Choisir le bon côté
Attraper le meilleur
Pour délaisser le pire


Août 2015



Carcan

Le quotidien nous berce
Le quotidien nous tue
Tout doucement
A petit feu
Jours lisses
Et couleur uniforme
La route file
Et la roue tourne
Sans s’arrêter
Trouver l’aspérité
Qui nous fera aimer
L’infime différence
Pour changer la cadence
Casser le triste rythme
Des heures sans incidence
Sans saveur ni odeur
Chercher un nouveau pas
Y mettre de l’ardeur
Donner de l’importance
Au détail incertain
Tout pourrait arriver
Dès le premier tournant
Au moindre coup de vent
Une petite chose
Un grand événement
Et je m’évaderai
D’un refrain lancinant
Pour vivre à cœur ouvert
La nouveauté d’un chant

Août 2015


Ecriture

Et d’écriture en écriture
Les doigts modèlent
Et déconstruisent
Le temps s’ébauche en un poème
Le temps s’effrite mot par mot
Distribuant à tout va
Ses lambeaux d’idéaux
Il ne restera plus
Sur les parois de vers
Que le peu d’importance
Les jours auront changé
Teintes et consistance
Et fané l’essentiel
Force du souvenir
La suite est dérisoire
Car les mots ne pourront
Décrire tout à fait
Cette nuance à part
Gravée à tout jamais
Au fond de nos mémoires


Août 2015


Encre

De l’encre sont sortis les mots
Arabesques bleutées
Courant sur le papier
Une plume acérée
Jamais à court d’idées
Le liquide éloquent
Trace et chemine
Sur les veines alignées
D’un cahier d’écolier
De l’encre a jailli le poème
Et la main a guidé
Tout un flot de pensées
Qui venaient s’accorder
A l’humeur de l’instant
La rivière s’écoulait
Sur un lit de paroles
Où allaient s'échouer
Des fragments d’existence
De l’encre est venue l’espérance
Belle et fragile
Contre toute apparence
Réinventer la vie
Au bout de chaque mot
Gagner son paradis
En diffusant sa prose
Comme un signe évident
Un partage des choses
De l’encre est venue ma naissance


Août 2015


Rencontre

J’ai éteint les dernières lueurs
Qui scintillaient encore
Au bout de mon regard
Pour me perdre à jamais
Dans le bleu de la nuit
Profond et velouté
Quand les rêves deviennent
Criants de vérité
J’ai puisé des bonheurs
Qui n’arrivent jamais
Dans la réalité
Ces moments incertains
Qui n’existeraient pas
Si je n’avais pas su
Un jour les inventer
J’ai pénétré dans l’ombre
Pour trouver la lumière
Derrière mes paupières
Où voyagent mes songes
C’est ainsi qu’une nuit
J’ai su te retrouver
A l’abri des pensées
La rencontre était belle
Car elle était de celles
Qui font battre le cœur
Et donne à l’existence
Le goût de l’espérance


Août 2015


La couleur du blé

Je sème aux quatre vents
Quelques grains de soleil
Pour éloigner de moi
La pluie qui assombrit
Pensées et paysages
Portée par mon élan
Je sillonne le temps
Je deviens familière
Avec les éléments
J’apprivoise le jour
Filtré par mes paupières
Et laisse derrière moi
Mes tristesses d’hier
J’avance dans la vie
Récolte qui je suis
Au fur et à mesure
Le bon grain et l’ivraie
Je poursuis mon chemin
Traverse les saisons
Les bonheurs, les chagrins
Et cultive à foison
Le fruit de la passion
J’inscris ce qui me fait
Décris ce qui m’anime
Marque mon territoire
En écrivant l’histoire
La mienne


Août 2015


Trace

Un pas, une empreinte
Un matin qui s’inscrit
Sur le calendrier
Une page arrachée
Le temps se presse autour de moi
Je l’esquive
Je m’agglutine à l’heure
Dans un geste sans fin
La pendule s’arrête
Pour regarder passer
Un morceau de ma vie
Et je ris dans l’éclat de mes jours
Où mon reflet chavire
Je ris de ce qui est
Et de ce qui n’est plus
Je ne suis qu’un soupir
Qui se mélange au vent


Août 2015



Pluie

Sur le mur accroché il y a le bleu du ciel
Comme un espoir, comme un appel
Pour lutter contre la face sombre
Des jours de mauvais temps
Je tourbillonne et je m’enivre
Pour oublier ce qui n’est plus
Dans l’horizon bouché
De mes actes manqués
Avec au coin des lèvres
Le goût de l’amertume
Et dans les yeux
Un océan de larmes
Il pleut


Août 2015


vendredi 14 août 2015

Au bord de mes paupières

Grisaille du jour sur le bleu des pensées
Rien ne peut inverser la course
Le ciel a la couleur de cendre
Avant-goût de septembre
J’ai déposé mes illusions 
Quelque part en amont
Le rêve aura duré
Ce que durent les rêves
Dans l’été généreux
Qui nourrissait prodigue
Mon corps et mon esprit
Vague à l’âme
Je détricote mon ouvrage
Je déchire la page
La fin ne convient pas
Tes mots ne sont plus là
En écho de ma voix
Au loin toujours ce gris
Qui se répand sournois
Qu’ai-je donc à gagner
A fixer l’horizon
Où rien ne transparaît
Est-ce cela l’oubli
Ce voile gris qui assombrit
Mes derniers souvenirs ?
Mais je conserverai
Au bord de mes paupières
L’empreinte d’un regard
Limpide comme l’eau claire
Où jaillira la source de mon devenir


Août 2015


Sanguine

L’ébauche d’une pose
Silhouette alanguie
La muse se repose
Chuchotis du moment
Le souffle d’une peau
Sur le cuir accueillant
Sieste rêvée
Où les mots se déversent
Derrière les paupières
Je poème à loisir
Sans but et sans écrire
Rien que des mots qui volent
En traversant mon front
Et puis qui disparaissent
Sans me laisser d’adresse
Un ange passe
Loin du tumulte de la vie
Une étrange douceur
Envahit l’atmosphère
Le bleu du ciel
A rejoint mon regard
Et dans mon rêve
Une envie de départ
Vers d’autres horizons
Aller là-bas
Où tout devient possible
Où ta peau est tangible
Sous mes doigts volubiles
Qui te cherchent sans cesse


Août 2015


Sensation

Le ciel est à l’envers
Les nuages naviguent
Avec lenteur
A peine un souffle
Une ridule
A la surface du temps
Le bleu devient profond
Parmi les hautes ombres
Ecoute le silence
De l’arbre qui s’abreuve
Tu entendras la vie
Frémir en chaque feuille
Plonge ton regard dans l’azur
Et tu verras grandir
En toi chaque seconde
Bercée par le mouvement
Du balancier du monde


Août 2015


Belles de jour

Belles de jour
Comme autant de mots doux
Qui vibrent au soleil
En plein cœur du mois d’août
Ecoute
Elles te parlent d’amour
De la beauté des choses
Du côté de la vie
Où poussent nos envies
Lorsque ma main se pose
Dans un endroit secret
Qui n’appartient qu’à toi


Août 2015


Peut-être

Peut-être n’ai-je été qu’un rêve
Sur un parcours de vie
Rien qu’une image
Un paysage
Le temps d’une embellie
Mon sourire sur tes lèvres
Qui rayonnait alors
J’en demandais encore
Un mirage
Dans le désert aride
Qui tapissait mes murs
Je prenais l’apparence
D’une rime, d’une stance
D’un visage qu’on perd
Dans l’infini des jours
Un ticket sans retour
Que me restera-t-il
Des frissons de l’amour
Quand ma voix se taira
Après un long murmure
Dans un souffle inédit
Un sursaut dans la vie
Où rien ne sera dit
Sauf peut-être le rien
Ce rien qui fait mon tout
Je disparais déjà
Creusant dans le silence
Ma dernière demeure
Regarde
Je ne suis qu’un reflet
Qui se meut quelquefois
Dans tes rêves légers
Je ne suis qu’un nuage
Perdu à tout jamais
Dans l’ombre de tes jours


Août 2015


Sans titre

L’été s’étire à n’en plus finir
J’ai glané au fur et à mesure
Quelques douceurs à conserver
Petits bonheurs jour après jour
Pour colorer la vie
Donner de la saveur
Aux heures à venir
Pour ne pas avoir peur
Quand le froid reviendra
Et que je n’aurai plus
Que quelques souvenirs


Août 2015


Plongeon

Parfois le choix est difficile
Parfois il devient impossible
Les rancœurs s’amoncellent
Tout au bout de l’impasse
Vouloir ce qui n’est pas
Vivre ce qui n’est plus
Et creuser dans le vide
Pour ne pas regarder
L’issue qui s’offre à nous
La perche qui se tend
N’est pas la solution
Que l’on aurait souhaité
Refuser de marcher
Sur des pas tout tracés
Retirer pierre par pierre
Le mur des frustrations
Qui s’élève au-dessus
Du possible horizon
En chasser les démons
Trouver sa voie
Parmi les décombres
Tant de regrets laissés à terre …
Regarder droit devant
Pour ne pas succomber
Aux émotions d’hier
Là-bas, il y a un ciel clair
Sous le soleil ardent
Une ombre qui attend
Du bleu plein son regard
Et je prends mon élan
Pour me noyer dedans

Août 2015


Reflets

Deviner un regard
La force d’une empreinte
Derrière les apparences
Les bonnes convenances
Capter en un déclic
La profondeur de l’être
Quand l’image renvoie
Une réalité
Aux multiples facettes
La peau s’étale sur le tain
Blancheur de lait dans le matin
Velouté de l’instant
Se laisser caresser
Par la lumière du jour
Pour mieux pouvoir saisir
Le présent en suspens
A travers l’objectif
Définir le moment
Ma vie en un déclic
Ma trace
Unique
Fragile et dérisoire
Face au miroir du temps


Août 2015


mardi 11 août 2015

Et la vie continue ...

Le soir s'invite à la fenêtre 
Un peu plus tôt que d'habitude 
Teintes d'or et de miel 
Il varie ses nuances 
Rien n'est jamais pareil 
Pourtant tout recommence
Malgré la différence
Renoncer à hier
Quand le soleil se couche
Attisant l'horizon
Et laisser derrière moi
Quelque chose d'intense
Qui ira se nicher
Dans un coin du cerveau
Mais aussi restera
Gravé là sur ma peau


Août 2015


J'écris

Je tisse chaque jour 
Mes pensées du moment 
La vie file et défile 
Sous mes doigts qui s'animent 
Inventer le présent 
Un geste, une écriture
Quelque chose qui dure
Et s'inscrit dans le temps
J'imprime une émotion
Dévoile un sentiment
Je joue avec les mots
Innove un scénario
Fais et défais l'ouvrage
Crée d'autres idéaux
Pour aller au grand large
Continuer le voyage
Je vogue sur la mer
Des rêves aboutis
Ma vie est un poème
J'écris


Août 2015