lundi 28 mars 2016

Etre

J’aimais à regarder
Le temps qui défilait
Au bout de ton regard
Lorsque tu te mettais
A rêver devant moi
J’aimais t’accompagner
Pour suivre tes pensées
Même si je l’avoue
J’avais bien peu de clés
Profondeur du silence
Qui nous réunissait
J’en tirais la substance
Comme un vrai privilège
Et dans ces moments là
Rien d’autre ne comptait
Je buvais les secondes
J’apprenais à me taire
Pour ne pas abîmer
Ce qui venait alors
Enrichir l’atmosphère
J’aimais à partager
Ce bout d’intimité
Ça me donnait vraiment
L’impression d’exister


mars 2016


La fin de l'histoire

Je n’ai jamais pensé
Qu’un jour viendrait la fin
Et puis c’est arrivé
Au revers du destin
Tout était si vivant
Que je ne pouvais croire
A une conclusion
C’est toujours comme ça
Quand on vit des passions
Ça nous emmène loin
Un trop plein d’émotions
Ça ne finit jamais
Sur le coup de l’action
Mais ce n’est qu’un répit
Ce n’est qu’une impression
Il était une fois
Au hasard d’une vie
La fin d’une occasion


mars 2016


L'espace d'une seconde

Il était si pressé
Qu’il ne pouvait pas voir
Tout ce qui l’entourait
Il traversait la foule
Comme on tranche la vie
Sans jamais la goûter
Pourtant que de richesses
Dans cette multitude
Mais il se dépêchait
C’était une habitude
Elle s’est arrêtée
Au moment incertain
Où ils se sont croisés
Elle avait tout son temps
Elle aimait le présent
Quand il se déroulait
Lentement sous ses pieds
Comme un ruban de soie
C’est à cet instant là
Que le temps s’est figé
La foule n’était plus
Qu’un amas de pensées
Il était si pressé
Que rien ne l’arrêtait
Mais quand il a senti
Le doux de son regard
Il s’est soudain fichu
De prendre du retard


mars 2016


Secret

J’ai décidé de taire
Le sujet qui m’est cher
Pour ne pas déflorer
Un secret bien gardé
Qui habite au présent
Le fond de ma pensée
J’en conserve l’essence
Qui nourrit chaque jour
Les mots que je libère
Pour apporter du sens
A la vie que je vis
Et pour donner au temps
Une autre dimension
Celle où je peux t’écrire
Sourire et respirer
Où tu peux devenir
Sujet de discussion
Afin d’entretenir
L’objet de ma passion


mars 2016


Gris

Chant brouillé du pinson
Dans le jardin en larmes
Mais c’est un doux chagrin
De ceux qui font du bien
Une mélancolie
Qui traverse la vie
On en finirait presque
Par rechercher le gris


mars 2016


Il nous faudrait ...

Il nous faudrait de la douceur
Pour atténuer ces temps mauvais
Apprendre à vouloir le meilleur
Sans redouter nos différences
Il nous faudrait la tolérance
Pour apprivoiser nos frayeurs
Retrouver l’envie de la paix
Sans distinction d’appartenance
Il nous faudrait l’humilité
Devant la beauté de la vie
Il nous faudrait croire au bonheur
Face au regard qui nous émeut
Il nous faudrait de l’amitié
Pour ne pas être dans l’erreur
Juste un peu plus d’humanité
Pour y gagner en dignité


mars 2016


Multitude

Du silence à l’absence
Il n’y avait qu’un pas
Le jardin renaissait
Entre la mousse sombre
Laissée par les frimas
J’y errais solitaire
Effleurant de mes doigts
Le blanc de l’hellébore
Je guettais attentive
Les signes d’un retour
La fleur du cerisier
Le rose des beaux jours
Du silence à l’absence
Il n’y avait qu’un pas
Mais le sol se fendait
Pour laisser apparaître
La trace du printemps
La terre fourmillait
J’étais loin d’être seule
Le monde m’entourait


mars 2016


Quelques traces

Refermer une page
Sur les débris du temps
Là-bas, un autre ciel
Sur un nouveau matin
M’ouvrir au lendemain
Raconter l’avenir
Ensevelir hier
Sous des mots d’aujourd’hui
Mais j’ai beau secouer
Le sablier de verre
Il demeure des traces
Des souvenirs tenaces
Le poids d’une présence
J’ai beau réinventer
Le monde chaque jour
Il reste une incidence
Un sentiment d’amour
Une histoire en suspens


mars 2016


Fin d'hiver

Elle n’aurait su dire
Si elle se souvenait
Des rides qui naissaient
En creux sur son visage
Lorsqu’il lui souriait
Elle se concentra
Tenta d’imaginer
Ce qu’il en subsistait
Mais il était si tard
Comment réinventer
L’expression disparue
Elle redoutait le noir
De ce qui a vécu
Disparus les espoirs
Bienvenue à l’oubli
Le temps avait lissé
Le moindre événement
Bienvenue à demain
Foulant notre passé
Que va-t-il en rester
L’hiver avait semé
L’amour aux quatre vents
Lorsque le sol gela
Il ne resta bientôt
Qu’un détail incertain
A peine un reliquat
Avant de n’être rien
Elle n’aurait su dire
Si elle se souvenait
D’un tracé de lumière
Qui glissait sur sa peau
Lorsqu’il lui souriait
A quoi bon à présent
Il fallait avancer
Accepter d’oublier
Ce qui était fini
Bienvenue au printemps
Bienvenue à la vie


mars 2016


Carnets

Je n’ai pu oublier 
Ce qui venait de toi
Dans le gris du printemps
Je repeins à tout va
Ravive les couleurs
Atténue les erreurs
Redonne une apparence
A ce qui disparaît
J’entretiens mon discours
Chaque jour qui se fait
Je rouvre mes cahiers
Où rien n’est ordonné
Dans le chassé-croisé
De tous ces souvenirs
Collés sur le papier
Saisons entremêlées
L’hiver contre l’été
Mais j’ai pu conserver
Tout ce qui m’importait
Rien ne peut se finir
Nous voilà à présent
De nouveau réunis
Car j’ai su retrouver
La page où tu étais


mars 2016


dimanche 20 mars 2016

Juste un mot

Elle n’a pas osé
Lui faire répéter
De peur de se tromper
Elle avait entendu
Ce qui se dit tout bas
A peine murmuré
Dans un souffle de voix
Elle préférait comprendre
Ce qu’elle en retenait
Une parole tendre
Dont elle se délectait


mars 2016


Fusion

Tu vois bien que les mots
Pourraient te signifier
Une autre conclusion
Il suffit de mêler
La vivante substance
De nos vrais caractères
En un savant plié
Pour en changer soudain
La signification
Rejoindre nos images
Faire se rencontrer
Ton encre et mon papier
Tes vers sont sur ma page
Suggèrent un voyage
Que je n’ai jamais fait
J’ai voulu mélanger
Nos personnalités
Pour aller digresser
Toujours un peu plus loin
Et peut-être inventer
Un autre lendemain


mars 2016


samedi 19 mars 2016

Un chant

M’évader un instant
Par la fenêtre ouverte
Entendre le printemps
Partir à la conquête
M’attarder au-dehors
Pour laisser voyager
Un esprit en vacances
Où tout peut arriver
Ouvrir mon intérieur
En écoutant l’oiseau
Déclamer son ardeur
Ralentir le moment
Rester encore un peu
Pouvoir me délecter
Du meilleur de ce peu
Rêver à l’infini …
Suspendre le présent
Jusqu'au souffle suivant
Puis le temps a repris
Je me suis retournée
Vers la réalité
Mais j’avais quelque chose
Qui diffusait en moi
Une douce chaleur
J’ai retenu le trille
Du grand merle moqueur


mars 2016


Ignorance

Il y a tant de choses
Que je ne connais pas
Et parfois j’aimerais
Avoir enfin accès
A ce qui m’a manqué
J’aurais voulu t’écrire
Ce que je ne sais pas
Avoir une autre étoffe
Echanger avec toi
Des idées plus profondes
Rimer avec le monde
Sans limite imposée
Avoir une envergure
Reprendre ta mesure
Aiguiser ma pensée
Répondre à ta culture
Quelquefois il m’arrive
De trouver une clé
Il m’arrive de dire
Un bon mot bien placé
Mais ce n’est qu’une fugue
Un courant passager
Car toi quand je t’écoute
L’inconnu m’apparaît
Comme une île accessible
Une plage accordée
Un terrain des possibles
A portée de la main
Dont je découvre enfin
Chaque subtilité
Tu vois quand je suis là
A pouvoir échanger
C’est comme une richesse
Qui vient m’agrémenter
Comme un apprentissage
Qui ne finit jamais


mars 2016


Presque rien

D’un monde parallèle
J’entrouvre une fenêtre
Pour contempler le doux
L’infiniment petit
Je découvre un destin
Que j’avais ignoré
Jusqu'à cet aujourd'hui
Sur un bout de hasard
Un coin de nulle part
Ce n'était presque rien
Poussière dans le vent
Un détail anodin
Porté par le courant
Le printemps a rougi
Dans une envolée d'ailes
J'ai soudain ressenti
Le souffle d'un matin
Sur la fleur épanouie
Une portion congrue
Sur un chemin de vie
Chaque détail compte
Chaque maille tissée
Renferme des trésors
Et l'infime devient
Véritable trouvaille
Au milieu du décor

mars 2016


Présence

Eclaire-moi de ta présence
Accorde-moi ta vérité
Juste le temps d’une apparence
Et l’aperçu de ton reflet
Sur le miroir à peine éteint
Redonne-moi les jours anciens
Je saurai être généreuse
Redistribuerai à tout va
Pour apporter de la gaité
Ce que j’aurai gardé de toi
Un souvenir endimanché
Une photo mal exposée
Et ton sourire comme une trace
Indélébile sur la face
De notre vie cicatrisée
Des mots sur la peau ravinée
Des souffles ou bien des courants d’air
Qui se déposent en un baiser
Sur nos ornières exposées
Impossible de refermer
Le trou béant de notre histoire
Fais-moi cadeau de ta présence
Pour découvrir comme une audace
Ce qu’il me reste d’espérance


mars 2016


L'ami

Il m’a manqué ce temps
Qu’on prête aux confidences
Entre deux rêveries
Quand plane le silence
Ce moment accordé
Où rien n’est interdit
Quand l’autre sait se taire
Pour mieux nous écouter
Et qu’on peut s’épancher
Sans craindre l’indécence
Il m’a manqué ce temps
Pour être en harmonie
Chuchoter des secrets
A une oreille amie
Gagner en transparence
En dévoilant mon âme
Puiser dans l’innocence
Quand tout devient permis
Me sentir en confiance
Avouer qui je suis


mars 2016


lundi 14 mars 2016

Fin d'hiver

Je cherche entre les ombres
La teinte d’un soleil
Pour rehausser mes mots
D’une douce aquarelle
La lumière apparaît
S’immisce dans la toile
Je voudrais être là
Lorsque le beau prendra
Le pas sur ta tristesse
Si moi je ne sais pas
Combler ce qui n’est plus
J’attends que le soleil
Vienne me réchauffer
Il suffit d’un rayon
Pour réenjoliver
La fenêtre assombrie
Où je voyais tomber
Une pluie sans pareil
Nous serons tous un jour
De simples souvenirs
Sous la terre ameublie
J’enfouis quelques idées
Je vais sur nos amours
Afin de recueillir
Ce qu’il en est resté


mars 2016


Cadeau

Offre-moi ce printemps
Du bout de ton pinceau
Apporte la couleur
En un geste accompli
Imprègne d’une ardeur
Ce petit vent nouveau
Qui garde encore en lui
Un peu de la fraîcheur
De l’hiver ennemi
Offre-moi ce moment
Où le temps s’épanouit
Offre-moi la douceur
Et réchauffe ma peau
Mets ta main sur mon cœur
Atténue les frissons
Qui sillonnent mon dos
Je veux que tu me donnes
Ce qu’il y a de beau
Offre-moi ce printemps
Du bout de ton pinceau


mars 2016

visuel: Eve Eden et Chris Voisard


Les beaux jours

Troublée par ton regard
Je fixe l’horizon
Pour ne pas me noyer
Dans le bleu de tes yeux
Ce bleu de glace et d’eau
Qui retient tant de flots
Ce bleu des monts nouveaux
Où la rivière fige
Quelques-uns de tes mots
Mais quand il fera beau
La glace lâchera
La terre se fendra
Et je verrai fleurir
La première jonquille
Je guette le printemps
Au fond de ta pupille


mars 2016


Baiser

Dans l’arrondi des bras
Ressentir ta présence
Cette douce chaleur
Qui me parle de toi
Il y a des odeurs
D’épices et d’orangers
Dans l’espace accordé
Des parfums délicats
Parviennent jusqu’à moi
Et me font voyager
Alors sans hésiter
Je me laisse emporter
Pour m’enivrer de toi
Quand tu viens m’embrasser


mars 2016


Trace

Mes mots je les retiens
Tout au creux de mes mains
Je distribue les rôles
J’en évacue certains
Il y a dans ma paume
La trace d’un matin
Et l’odeur d’un parfum
Qui plane et se répand
Sur le carnet dédié
Aux douceurs du moment
Je m’applique en silence
Emue et concentrée
Sur le papier ligné
Il y a tant à dire
Tant de choses à écrire
Le bruit du temps passé
Dans la pièce feutrée
Emplissant la seconde
Généreuse et comblée
Par mille sensations
Mille propositions
Mes mots je les retiens
Tout au creux de mes mains
Puis je les laisse aller
Dans la conversation
J’esquisse une pensée
Et dessine ton nom
Du bout de mon crayon
Je raconte ce temps
Quand j’étais près de toi
Tu sais cet instant là
Où nous étions si bien
Quand je sentais tes doigts
Se mélanger aux miens
Vois-tu quoi que je fasse
Il y a dans ma paume
La trace de ta main


mars 2016


Sans titre

Je gagne à te connaître
Chaque jour qui se fait
Je fuis les courants d’air
Pour t’accueillir au chaud
Je remise les ombres
Dans un coin oublié
Pour étaler le ciel
En un geste imparfait
Répandre la lumière
Et ôter ton manteau
T’habiller d’un parfum
Saveur du renouveau
Le printemps se répand
Sous les pores de ta peau
Crudité du moment
Nudité de l’instant
Rien ne pourra troubler
Ce qui faisait de nous
De merveilleux amants


mars 2016


Envol

L’envol d’une seconde
Et la vie s’accomplit
Je guette ce moment
Où j’aurai tout mon temps
Dans le gris du matin
Tout est encore permis
La douceur du soleil
Ou le froid de la pluie
Je regarde le ciel
Où planent des possibles
Rien n’est encore acquis
Il est beaucoup trop tôt
Gaité des chants d’oiseaux
Qui tintent dans les branches
Beauté du renouveau
A l’aube qui s’ébauche
Et se cherche à tâtons
Sous le voile obscurci
D’une nuit en partance
L’envol d’une seconde
Et le temps se poursuit
La journée appartient
A ceux qui savent prendre
Une respiration


mars 2016


Le poids du silence

Elle a cherché en vain
Décuplé ses efforts
Pour exprimer enfin
Ce qu’elle avait à dire
Mais elle avait beau faire
Aucun mot ne venait
Abreuver son discours
Ou du moins ce n’était
Que des paroles vides
Dénuées d’importance
Creuses et sans intérêt
Aucune résonance
Quand on les prononçait
Alors elle s’est tue
Un flot interrompu
Au plus fort de l’échange
On aurait pu entendre
Une mouche voler
Et même apercevoir
Le bel ange passer
Peu importaient les mots
Plus rien que deux présences
Ils se sont regardés
Comme s’ils se découvraient
Une seconde fois
Rien d’autre ne comptait
Que ce regard croisé
Cet instant partagé
Porteur de vérité
C’est là que le silence
Devint chargé de sens


mars 2016


Eden

Quand on se sent petit
Face à l’immensité
On comprend que la vie
S’arrête à un détail
Qui pourrait devenir
Une étape sans fin
Un incident fatal
Si on prenait le temps
D’en regarder les failles
Je respire un moment
Aérée par le vent
Ce petit vent nouveau
Que souffle le printemps
Il y a des embruns
Qui pénètrent ma peau
Il y a des oiseaux
Qui planent tout là-haut
Je m’arrête à présent
Au dessus de la vague
Je contemple un instant
L’écume des nuages
Et je me laisse aller
Jusqu’au bord du rivage
J'aperçois un jardin
Quelque part au lointain
Luxuriance sauvage
D’un paradis perdu
Si jamais je peux suivre
Un chemin incertain
Si jamais je parviens
A t’atteindre un beau jour
Je serai sans détour
La femme d’un amour
Le regain d’un matin
Et quand tu trouveras
Mon corps entre tes mains
J’aurai fait je l’espère
Un bout de ton parcours


mars 2016


La bonne clé

Si jamais tu venais
A passer par ici
N’oublie pas de penser
A prendre ton trousseau
Je crois que j’ai des mots
Qui n’attendent que d’être
Si tu savais ouvrir
Le verrou de mon cœur
Et là un peu plus bas
La serrure imparfaite
Où le temps s’est glissé
Il te faudra je pense
Une once de patience
Un peu d’impertinence
Et beaucoup de doigté
Si jamais tu trouvais
Enfin la bonne clé

mars 2016


Ce bleu

Ce bleu qui me poursuit
Comme si c’était cela
Qui maintenait en vie
La terre ensommeillée
Quand le jaune viendra
Palpiter dans les champs
Je m’en irai cueillir
La beauté du printemps
Et je le poserai
En touches prolifères
Sur la toile accordée
Pour évincer le gris
Qui s’invite parfois
Derrière mes paupières
Je réinventerai
Un monde à ma merci
Pour enfin contempler
Le passage du temps
Et savoir apprécier
L’éclosion d’un moment


mars 2016


samedi 5 mars 2016

Apparition

Sur les coups de midi
Le mimosa s'ouvrait
Dans un coin du jardin
Le nuage était dense
Me privant d’un soleil
Que pourtant j’attendais
La mésange passait
Créature fragile
Au poitrail exposé
J’en aimais le duvet
J’avais posé de l’eau
Sur la terrasse ombrée
Elle venait s’y baigner
Comme si c’était l’été


mars 2016


L'oiseau blanc

Rejoindre l’oiseau blanc
D’un mouvement de cils
Echapper au chaos
Qui hante mes tympans
Lorsque je suis plongée
Dans la fureur des villes
M’élever dans le ciel
A la faveur d’un vent
Qui souffle à mes oreilles
Beauté des éléments
Je suis cet oiseau blanc
Et plane dans l’azur
Recherche les courants
Qui soignent les blessures
Pour me faire oublier
Tous les mauvais moments
Je fonds dans les nuages
Je m’évade à loisir
Oubliant la grisaille
Les soucis qui me minent
Et le bruit du chaos
Quand je suis tout là-haut
C’est là que je dessine
La courbe d’un sourire
Qui ressemble à ta peau
Je t’offre l’oiseau blanc
Et donne qui je suis
Dans le printemps naissant
Rien n’est vraiment fini
Si jamais tu voulais
Me rejoindre en plein ciel
Sache que cet instant
Deviendra éternel
Quand tu m’apercevras
J’ouvrirai grand les ailes


mars 2016


jeudi 3 mars 2016

Présence

Dans la douceur d’une autre vie
Guetter la pousse printanière
Et contempler sans la cueillir
Le rose frais d’une pensée
Qui vient d’éclore sous mes pas
Ne pas parler et laisser faire
En regardant la fleur grandir
Car je sais bien que tu es là
Dans ma pensée qui s’épanouit


mars 2016


Aveu

Je sais bien qu’il est tard
Mais j’aimerais pouvoir
Te raconter encore
Un peu de mon histoire
Quand la maison s’endort
Repliant doucement
Les pans de sa mémoire
Je voudrais te confier
Quelque chose de moi
Qui t’appartient aussi
Quand je suis dans tes bras
Je pense à ce qui fut
A ces moments perdus
Que nous avons vécus
Tu sais quand on se dit
Que c’était le bon temps
Et qu’il plane entre nous
Un air de nostalgie
Tu as des souvenirs
Au fond de ton regard
Et je m’y vois aussi
Installée quelque part
Alors je pense à toi
A ce qui deviendra
Au beau qui nous attend
Quand demain offrira
Le tout premier instant
Dans la lumière du jour
Je crois que je saurai
Encore parler d’amour


mars 2016