lundi 3 juillet 2017

A la Prévert ...

Quand il fait beau dehors
Le sombre me retient
Je suis assise au fond
D’une classe sans teint
Le silence et la mort
Sont ici de rigueur
Une mouche a plané
En osant bourdonner
Taisez-vous, dit soudain
Une voix déjantée
Je rentre à l’intérieur
De mon rêve ébauché
Et mon ventre se tord
La maîtresse a parlé
Je voudrais m’évader
Rejoindre cet ailleurs
Aux pouvoirs singuliers
Je rêve un peu plus fort
La fenêtre est fermée
Alors …
J’aiguise mes deux ailes
En ouvrant grand les yeux
M’imagine autrement
Je m’habille en rebelle
Et dis d’un air radieux
Excusez-moi, je sors
J’ai quelque chose à faire
Un besoin impérieux
Une envie délicieuse
Découper les rideaux
Allumer le soleil
Peindre les mots en bleu
Plutôt que de rester
A contempler le mur
Dénué d’intérêt
Alors …
Je brandis mes ciseaux
La maîtresse s’envole
Les cahiers s’entremêlent
Les enfants s’éparpillent
Les fenêtres explosent
Et la porte se vrille
Je souffle un peu plus fort
Avant de m’échapper
Par le toit défoncé
Quand le ciel apparaît
Je change de décor

juin 2017


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