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Jour de deuil

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J'ai dépeint un tableau qui n’était pas le nôtre Un premier soubresaut dans ma mésaventure J’aurais voulu la mer parée de ses reflets Le bleu du soir tombant sur la grève endeuillée J’aurais voulu le temps pour apprendre à t’aimer Mon désamour contre le tien pour pouvoir exister J’aurais voulu ne pas t’entendre Entre deux rives inaccessibles J’aurais voulu te désapprendre les boniments de ta folie Une cassure dès le cordon, je ne suis plus ce que j’étais Ma première larme a le goût d’abandon J’aurais voulu ma vie ailleurs que dans la tienne Pour ne pas succomber aux vilaines frayeurs Qui hantent mon esprit peuplé d’incroyables phobies Depuis que malgré moi je suis Ton immortelle succession dans les mots que j’écris J’ai reçu mon enfance et mon appartenance Sur fond de pleurs Inattendus et dérangeants J’avais cru pourtant … L’ange t’appelle entre deux vagues Ravivant ma mémoire d’enfant inconsolée Juste le temps de naître et puis voilà … L’amour s’est défilé un soir d’hiver En...

Rêve ...

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Baiser la pulpe de tes lèvres Sans oser m’attarder De peur de t’éveiller Effleurer tes paupières Dans un souffle léger Qui atteindra ton âme A travers tes yeux clos Palpiter avec toi Entre deux de tes rêves Imaginer un songe Où je t’apparaîtrais Revêtue de ma peau Mon plus simple appareil Je frémis, tu souris Ca y est, tu te réveilles Et moi je te séduis J’attrape entre mes mains Des bouts de ton sommeil Et me grise en silence De ta chaleur secrète  janvier 2014

Le poids du souvenir

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Devant ma porte ouverte s’étalent mes secrets Sortis de leurs placards, livrés à tes regards J’ai balancé la clé pour ne plus m’encombrer D’un carcan trop serré qui bridaient mes idées M’offrir à ton hasard Au gré de ton regard Secrets si bien gardés Qu’’ils en perdent saveur Et beauté de l’amour Dans un terreau stérile Qui ne sait conserver Que le goût de l’amer Secrets trop bien enfouis Pour être retrouvés Dans leur intégrité Leur spontanéité Le temps des larmes t’appartient Pendant que je m’attarde A détacher mes liens Glisse le temps sur ma fenêtre Sans voiles ni barreaux Sans aucun artifice Pour le défigurer Le secret enfle Et sort de mes poumons Pour s’enivrer d’un air Troublant de vérité Un palpable possible S’agrippe à mes idées Je me souviens d’un jour Où le présent était Je me souviens de toi Au cœur de la lumière Qui embrasait mes pas A chaque nouveau songe Où je me fabriquais Des flopées de mensonges C’est vrai je me souviens Qu’il y avait autre chose Entre cour et jardin...

Aveu

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Forêt saturée de mes sens Envolée de brindilles Pour attiser le feu De mes branches têtues Qui t’embrassent et t’enlacent En réchauffant ton corps Glacé par l’abandon Du meilleur de lui-même  janvier 2014

Jeu de rôles

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Sur l’envers du décor  S’inscrivent mes émois Mes clins d’œil en coulisses Mes rideaux de guingois Et ma scène flottante  Sous un tapis de scène Au vécu conséquent Je joue avec le feu Balayant le plafond Au gré des gélatines Je crée un ton sur ton La musique est à fond Je balaie mon espace D’une lumière céleste Hypnotisante à souhait Les miroirs se reflètent Dans les yeux ébahis Des spectateurs hardis Triomphants résistants De leurs contemporains Métronomes aguerris Des salles presque vides « J’ai bien aimé la pièce Mais je n’ai rien compris ».  janvier 2014

Caractère

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Ce soir je m’écris un poème  Rien que pour moi  Pour ne pas défaillir A la règle des mots Que contient mon essence Ma liqueur permanente Mon moi incomparable Ma densité suprême Je m’écris une trêve Entre deux sentiments Que procurent l’amour Et ses extravagances Je distille ma sève Avec ses conséquences J’affine un caractère Qui n’appartient qu’à moi Pour arpenter demain La terre qui me convient  janvier 2014

Boulimie

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J'écris sur le papier Au millimètre près Je remplis mes cahiers Mes feuilles et carnets Le moindre espace offert Trouvé dans la maison Est un joli prétexte A mon tendre crayon  janvier 2014

Liberté

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Ma plume ouvre ses ailes Ma page prend couleur Mes carreaux se libèrent Des angles affûtés Pour souligner mes mots D'une courbe effrontée

Et ton ombre m'exaspère

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La couleur de la flamme sur mon rayon ardent Pénètre ton regard dont j’attise les braises Depuis que tu t’obstines à rester en souffrance Et broyer tout le noir qui passe à ta portée Boires et déboires d’un prisonnier Qui s’acharne à rehausser les grilles Dès qu’un souffle de liberté vient taquiner Son front rembruni par des idées obscures L’homme immobile se repait à loisir Du bric à brac enfoui dans ses tiroirs Planté parmi les pierres d’un désert silencieux Il chante une complainte qui se perd dans les dunes Caressées par le vent L’homme immobile s’écoute et s’enivre de tristesse L’homme au sol gémit et s’étourdit Le sable n’apporte aucun écho, juste son illusion Tu tiens ta peur au ventre en débitant ton chant Ta solitude est telle qu’elle t’a rendu sauvage Le temps qui t’est conté entretient tes blessures Plus rien ne sera comme avant Il n’y a déjà plus rien Tu admires tes ruines sur un champ de bataille Où tu t’es proclamé vaincu, agrandissant la faille Qui conduit vers l’e...

Ensemble

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Tu es ma profondeur Qui exacerbe mes idées Savoir ce qu’est ta faim Peu importe tes biens Je suis un chien dans ton jeu de quilles Je crée un joyeux bordel Sur ton plateau bien asservi Malgré les verres cassés Et les coupes trop pleines Redresser mon regard Pour accorder à l’âme Un autre que Je suis C’est voir en transparence Sur ta vitre enfumée Ce qu’est la différence C’est palpiter ensemble Pour une conception Mutuelle attention Sur la brèche commune Où nous tenons en équilibre Histoire de s’imaginer fiers Et libres de penser  décembre 2014

Rencontre incertaine

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Tu es ma profondeur Qui exacerbe mes idées Savoir ce qu’est ta faim Peu importe tes biens Je suis un chien dans ton jeu de quilles Je crée un joyeux bordel Sur ton plateau bien asservi Malgré les verres cassés Et les coupes trop pleines Redresser mon regard Pour accorder à l’âme Un autre que Je suis C’est voir en transparence Sous ta vitre enfumée Ce qu’est la différence C’est palpiter ensemble Pour une conception Mutuelle attention Sur la brèche commune Où nous tenons en équilibre Histoire de s’imaginer fiers Et libres de penser  Janvier 2014

Rose poudré

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J’ai embrumé mon ciel des teintes matinales Qui s’affichent éphémères le temps de mon regard Le cerisier s’éveille sur un fond de pastels Je saisis mon tableau dans l’ébauche incertaine Des lambeaux de couleurs qui restent à la traîne  Estampe japonaise aux délicieux accords J’harmonise ma prose à la rumeur ambiante Je dénoue mes silences sur la toile accueillante Je chuchote mes mots, soigne ma métaphore Pour échapper au gris qui parsème sa cendre Sur les heures à venir des jours qui se ressemblent Et dans le flux des chimères en partance Chaque matin m’accorde sa différence janvier 2014